One day, one goal : Mágico González fait parler sa folie face à Valence

La Liga | Dans l’ombre de Maradona, un autre joueur venu d’Amérique du Sud a apporté une vraie magie sur les terrains de football entre 1975 et le début des années 2000 : Jorge Alberto González Barillas, plus connu sous le nom de Mágico González. 

De Proximus

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Cadiz n’est pas le club le plus prestigieux d’Espagne, pourtant, la formation d’Andalousie a vu passer dans son équipe un vrai magicien du ballon rond entre 1982 et 1991 avec Mágico González. Elu meilleur joueur du Salvador au 20e siècle, ce milieu offensif aurait pu connaitre une carrière de légende, si et seulement si, il avait adopté une rigueur plus professionnelle. Entre l’alcool, les fêtes et le manque de sommeil, Mágico González a quand même régalé les spectateurs par sa folie. 

Dans l’équipe type de la Coupe du monde

C’est dans son pays, le Salvador, que le joueur né en 1958 débute sa carrière à l’âge de 17 ans pour l’ANTEL avant de porter les couleurs de l’Independiente Nacional 1906 et du CD FAS jusque 1982. Cette année-là justement, il participe à la Coupe du monde en Espagne avec sa sélection. Le 15 juin 1982, pour son premier match, le Salvador affronte la Hongrie : défaite 10-1, le plus gros revers de l’histoire du Mondial. 
Et pourtant, c’est Mágico González qui est élu homme du match. Preuve du talent du joueur, il terminera même dans le 11 type du tournoi, alors qu’il n’a joué que trois matchs, pour trois défaites, sans inscrire le moindre but. Une performance individuelle qui a attiré les regards des grands clubs espagnols. Mais il préfère s’engager avec le FC Cadix qui vient d’être relégué en D2. 

Folie face à Valence

La saison suivante, le club remonte en Primera Division pour un an, avant d’y revenir quelques années plus tard. Et justement, lors de la saison 1988, Cadix connait la meilleure saison de son histoire en terminant 12e du championnat. Une compétition marquée par les buts fantastiques de Mágico González dont les compilations ne manquent pas sur le web. 
Un des plus marquants a lieu le 24 avril 1988 au Mestalla de Valence. Le magicien part balle au pied du milieu de terrain. Il fait vaciller un défenseur, deux défenseurs, trois défenseurs avant de lober le portier qui était venu à sa rencontre. Un régal ! Il quittera l’Espagne en 1991 après 203 matchs et 60 buts. Il retourne dans son pays où il terminera sa carrière en 2002. 

Du gâchis ?

Pour un joueur de sa trempe, passer la majeure partie de sa carrière à Cadix et une saison Valladolid semble être un échec. Pourtant, l’Atletico, la Fiorentina et même le PSG ont tenté de le faire venir. En 1987, les Parisiens trouvent même un accord avec le Salvadorien qui ne se présentera pas le jour de la signature. 
Plutôt que de penser à sa carrière, Mágico González préfère faire la fête, boire de l’alcool et aussi abuser des femmes. Un dernier dérapage pour lequel il ne sera jamais condamné. Une hygiène de vie qui lui a fait rater pas mal d’entrainements et donc de matchs. Un exemple de la folie du joueur ? Lors d’un match contre Barcelone, il loupe la première période car… il ne s’est pas réveillé. Cadix est mené à la pause  0-1. Il entre au jeu, inscrit deux buts et donne deux passes décisives. C’était ça Mágico González. 

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