Charles à coeur ouvert : "J'aimerai toujours ce contraste entre noirceur et lumière"

Musique | Quelques semaines après son passage à Werchter, la chanteuse Charles, se produira aux Francofolies de Spa pour le plus grand bonheur des festivaliers qui pourront apprécier ses multiples talents ce mercredi à 19h45 sur la scène Sabam for Culture / PlayRight+. Proximus Pickx avait eu l'occasion de la rencontrer juste avant la sortie de son premier album.

De Proximus

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Bonjour Charles ! Tout d'abord, comment vas-tu ?

Charles : "
Je vais bien, merci. Même si je suis un peu fatigué car je cours un peu partout avec la sortie récente de mon dernier titre et la sortie prochaine de mon premier album."

Parlons-en justement. Nous avons pu découvrir il y a quelques jours 'Never fair', un titre figurant sur ton tout premier album qui sortira au printemps prochain. Une chanson qui semble tout aussi personnelle et mélancolique que tes titres précédents...

C. : "
Ça, c'est moi. Ce côté n'est pas prêt de changer. J'aimerai toujours ce contraste entre noirceur et lumière. Je ne vais pas proposer spécialement un texte joyeux mais je vais y mettre un rythme. Pour mon dernier titre, j'ai voulu rebondir sur le "down hivernal", une phase un peu ramollie, que j'ai connue comme un peu tout le monde. Je tiens avant tout à parler des sujets qui me touchent. C'est ma plus grande source."

Dans quel état d'esprit es-tu avant la sortie de ton premier album ?

C. : "J'essaye de ne pas avoir trop d'attentes pour ne pas être déçue. Mais j'ai quand même une certaine pression après la réussite de mon premier EP. L'album sera un peu différent mais ça restera moi. Il y aura des chansons plus rythmées que dans l'EP. Et il sera un peu plus rock."

Dans ton premier EP, tu traitais des thématiques assez lourdes comme les violences conjugales et la boulimie. Tu l'évoques déjà dans notre série monologue mais, au delà de l'aspect personnel, quel est pour toi le rôle d'un artiste dans le fait de transmettre des messages ?

C. : "Quand tu as une voix et que les gens t'écoutent, il est important de transmettre des valeurs. Nous ne sommes pas toujours obligés de faire que des chansons sur des sujets lourds mais je pense qu'il est important de le faire de temps en temps. La société actuelle est occupée à dédiaboliser un peu tout même si il est difficile de se débarrasser des vieilles mentalités. Heureusement, ma génération, et celle juste au-dessus de moi, est occupée à retourner tout ça."

Dans ta manière d'aborder des thématiques lourdes dans des chansons rythmées, il est difficile de ne pas penser à l'un des maîtres en la matière actuellement, Stromae...

C. : "Effectivement. Stromae, ça a été pour tous une grosse influence. J'étais toute jeune quand il a sorti ses premiers titres. Il a bercé mon adolescence. On peut puiser beaucoup d'nspiration dans ses textes. Il a cette faculté incroyable d'aborder des thèmes difficiles qui passent à la radio et ça fait plaisir. J'adore son dernier titre sur le suicide, L'Enfer. C'est puissant."

Depuis tes débuts, tu affirmes que chanter en anglais est une évidence pour toi. Pourrais-tu être amenée à changer d'avis plus tard pour transmettre tes messages autrement, notamment en français ?

C. : "Je ne dis jamais, jamais. Mais, pour l'instant, c'est un non catégorique. Je n'arrive tout simplement pas à écrire en français. J'ai tout appris avec l'anglais et je n'ai aucune culture dans la musique française. J'ai toujours eu envie de partir et de faire une carrière à l'international. On peut le faire en français évidemment mais c'est plutôt un choix personnel ici."

Tu devais te produire à trois reprises en Flandre en février. Mais tu as également une date de prévue en Italie... Qu'est ce que ça te procure de rayonner à l'international ?

C. : "À la base, je devais effectivement faire 3 concerts en Flandre. Mais deux dates ont été reportées. Je me produirai tout de même le 14 février à Louvain et j'ai aussi, c'est vrai, un mini festival auquel je participe en Sicile tout bientôt. Et je participerai également prochainement à un festival à Cologne et je ferai un concert à Paris. C'est assez difficile d'expliquer la différence entre ces concerts et ceux que je fais en Wallonie. Tout ce que je peux dire, c'est que je vois que ça grandit petit à petit. Je ne suis pas un phénomène comme Angèle mais ça me laisse le temps de m'adapter. Une artiste wallonne qui passe en Flandre, c'est rare mais c'est un honneur. On sent qu'il y a une séparation avec la frontière linguistique et c'est dommage. Si je peux réunir les deux parties du pays le temps d'un show, c'est une bonne chose."

Tu as eu l'opportunité de coécrire et co-composer le titre «The wrong place», avec lequel le groupe Hooverphonic a représenté la Belgique à l’Eurovision. As-tu l'envie, de ton côté, d'y participer un jour en tant que chanteuse ?

C. : "On me l'a déjà proposé mais j'ai refusé. L'experience doit être dingue mais j'ai envie de me créer toute seule, de grandir toute seule. Je n'ai pas envie de refaire une émission. J'ai envie de faire mon petit chemin toute seule. L'expérience The Voice était une merveilleuse expérience mais j'ai besoin de vivre autrement. J'ai toutefois adoré participer de loin à l'Eurovision. Et, comme je l'ai déjà mentionné, je ne dis jamais "jamais"."

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

C. : "Que l'album fonctionne bien. Que je fasse plein de concerts. Mais mon principal souhait, c'est être heureuse et vivre de ma musique."

Retrouvez Charles ce mercredi à 19h45 sur la scène Sabam for Culture / PlayRight+ aux Francofolies de Spa.

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