Milo Meskens revient sur sa carrière dans ‘Monologue’ : "Je m’inscris dans la durée"

Musique |

Avec la nouvelle série ‘Monologue’, Proximus Pickx célèbre les talents belges installés ou émergents. Dans cette interview au format unique, les artistes se racontent pendant 10 minutes. Aujourd’hui, découvrez Milo Meskens, 26 ans. L’auteur, compositeur et interprète se dévoile au micro de Proximus Pickx. 

De Proximus

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Dans votre épisode de ‘Monologue’, vous parlez entre autres d’une pluralité qui se cache dans votre personnage et votre musique. Comment cela se manifeste-t-il ? 

Milo Meskens : "Je puise dans différentes inspirations en tant que musicien : j’ai sorti un disque de jazz, ainsi qu’un album rock dans mes jeunes années. Mon dernier EP était old-school, inspiré du blues soulful, alors que mon premier disque était plutôt pop moderne. Entre-temps, j’ai aussi expérimenté l’EDM avec Regi. J’explore beaucoup de styles et d’influences différents. 

D’un point de vue personnel, je suis de nature nostalgique, mais en même temps, une partie de moi est très excitée par les nouvelles opportunités et l’évolution du paysage musical. Je dirais que je suis partagé entre la mélancolie et la curiosité."

Toujours dans votre ‘Monologue’, vous racontez que la musique est un moyen de transformer ses plus grandes épreuves en quelque chose de positif. Si vous n’étirez pas devenu un musicien professionnel, comment feriez-vous face aux tragédies de la vie ? 

M.M. : "Quand j’étais plus jeune, la musique n’était absolument pas mon métier. Je jouais pour 10 personnes, pas 10.000. La taille du public n’avait pas d’importance : ce qui compte, c’est d’être capable de mettre des mots sur ses sentiments pour pouvoir les partager. La beauté de la musique, c’est qu’elle est elle-même un monologue. Elle ne ressemble pas à une séquence de questions-réponses, le public n’est pas censé interagir. La différence avec un monologue ordinaire, c’est le sentiment d’avoir pu parler à quelqu’un de ses ressentis, même sans avoir eu besoin d’une réponse." 

Et quel est le rôle du public dans tout ça ? Faire de la musique seul dans sa chambre ne peut-il pas être une expérience enrichissante en soi ? 

M.M. : "Si, c’est une combinaison des eux. Il est utile de structurer les pensées dans notre tête et de les écrire. En fait, pour chaque chanson que je publie, il y en a 50 sur mon disque dur qui ne verront jamais la lumière du jour. Même ces chansons-là ont été importantes et sont le reflet de sentiments que j’avais besoin d’exprimer. Est-il donc nécessaire d’avoir un public pour toutes les chansons que j’écris au cours de ma vie ? Non, mais cela fait du bien de pouvoir partager certains ressentis avec un public et de sentir qu’on n’est pas le seul à avoir des peurs, des souffrances et de la triste. Je pense que c’est salutaire, autant pour l’artiste que pour le public. 

D’ailleurs, après deux ans de pandémie, je dois dire que le public m’a énormément manqué. Les performances ont été si rares que maintenant, je remarque directement l’énergie que je reçois en jouant et en partageant ma passion." 


Dans votre interview, vous dites que son vous, les artistes ne restent pas au top plus de 5 ans. Comment voyez-vous l’évolution de votre carrière d’auteur-compositeur-interprète ? Est-ce une lutte pour rester pertinent dans le paysage musical belge ? 

M.M. : "Je me suis produit pour la première fois à Studio Brussels il y a 7 ans, donc selon cette déclaration, je suis déjà radié (rires). Non, sérieusement : après 7 ans, je ne suis plus ce nouvel artiste rafraîchissant. Beaucoup de gens me connaissent maintenant, et c’est à la fois un avantage et un inconvénient. Je ne peux plus inventer une belle chanson au piano, parce que je l’ai déjà fait. Si j’avais eu 21 ans et que je faisais mes débuts, là ça aurait été une surprise. 

D’un autre côté, je n’ai que 26 ans et j’ai l’avantage d’être un artiste polyvalent. Je suis un auteur-compositeur-interprète mais aussi un musicien de session, et je peux très bien travailler avec d’autres artistes. Grâce à ça, j’ai acquis un certain respect dans le monde de la musique et je ne suis pas devenu inutile, si je puis dire. 

Dans tous les cas, l’univers de la musique est en train de changer, et la manière de la consommer aussi. Tout cela change sous l’influence de Tik Tok, Spotify, et tous les géants du digital. Qu’ils soient pertinents ou non, c’est un combat pour tous les artistes en ce moment. Il est devenu plus difficile de se démarquer de la masse car il y a tellement de musique qui sort aujourd’hui. Mais il ne faut pas paniquer et simplement s’adapter à cette nouvelle réalité. Quant à mon propre avenir, je vais bientôt partir vivre à Londres pendant quelques mois pour travailler sur ma carrière internationale. Je ne sais pas si ça va marcher, mais au moins j’essaie." 

Vous avez enregistré de nombreux succès, mais aucun n’a été numéro 1 des classements. Est-ce là votre ambition ultime ? 

M.M. : "Pas vraiment. J’admire des artistes comme Coldplay, qui ont une longue carrière mais dont tous les disques ne sont pas un succès assuré. Dans. Ma tête, Coldplay est un nom qui est toujours quelque part dans les charts, mais rarement numéro 1. Pareil pour John Mayer, qui est aussi l’un de mes grands héros de la musique. Après 25 ans de carrière, il continue à faire salle comble dans le monde entier, même si, à ma connaissance, il n’a jamais atteint le sommet des classements. C’est ça, mon grand rêve ! Si je pouvais encore vivre de ma musique et remplir des salles pendant 30 ans… Et si je n’ai pas eu de tube numéro 1 en 2050, je ne vais pas en pleurer."

Vous préférez passer toute votre carrière dans le top 40 plutôt que d’enregistrer des hits numéros 1 cinq ans de suite ? 

M.M : "Oui, je m’inscris résolument dans la durée." 

Découvrez l'épisode de Milo Meskens pour ‘Monologue' maintenant via ce lien sur Pickx.be et via l'application Pickx !

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