James Bond, héros populaire aux nombreuses zones d’ombres

Cinéma | Vous pensiez tout savoir sur l’espion le plus populaire du cinéma ? Proximus Pickx revient sur certains détails qui auront surement échappé aux plus grands connaisseurs de James Bond. 

De Proximus

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James Bond est probablement la saga cinématique la plus mythique qui existe. Du début des années 60 à 2021, 28 films mettant en scène 007 ont vu le jour. De Sean Connery à Daniel Craig, James Bond est un personnage qui a traversé les générations et a rapporté plus de 7 milliards de dollars au box-office. Cependant, les films ne sont pas tous égaux, nombre d’entre eux s’éloignent radicalement des caractéristiques essentielles du matériau d’origine, à savoir le héros sorti de l’imaginaire de Ian Fleming, tandis que d’autres ajoutent des caractéristiques qui sont devenues les plus appréciées de la franchise. Par conséquent, même le fan le plus acharné peut se perdre dans la mythologie conséquente qui entoure l’espion. Voici quelques éléments à connaître sur son univers complexe.

'Casino Royal', le retour à la source

C’est en 1962 que le regretté Sean Connery endossait pour la première fois le costume de James Bond, mettant ainsi la barre pour toutes les interprétations à venir. Son franc-parler écossais, son penchant pour les prises de judo et ses smokings blancs ont défini le personnage pour plusieurs générations de spectateurs. Pourtant, ces interprétations ne sont pas vraiment conformes au personnage qu’on retrouve dans les livres de Fleming. Jusqu’aux années, 2000, Bond incarne une idée mystifiée de l’espion, un personnage quasiment sans failles. Ce n’est qu’en 2006, lorsque Daniel Craig endosse le rôle dans le film 'Casino Royale', que le mélange de sang-froid et de doute cher à Fleming apparaît à l’écran. James Bond n’est plus représenté comme un archétype, mais bien comme un individu à part entière, réticent à faire son travail, et se laissant même affecter par ses sentiments.

SMERSH >< SPECTRE

L'organisation SPECTRE, acronyme pour "Service Pour l'Espionnage, le Contre-espionnage, le Terrorisme, la Rétorsion et l’Extorsion", donne du fil à retordre à James Bond tout au long de son histoire cinématographique. Cependant, Ian Fleming n’a introduit cette organisation dans ses romans qu’après avoir vendu les droits d’adaptation. Avant la vente des droits, les aventures de James Bond étaient fortement ancrées dans le contexte de la guerre froide. Dans les romans, l’équivalent du SPECTRE était le SMERSH, qui était le nom utilisé pour désigner les services de contre-espionnage militaire soviétiques durant la Seconde Guerre mondiale. C’est ainsi contre cette organisation étatique que James Bond luttait dans une majorité des romans. Quand Ian Fleming comprit que la guerre froide perdait en intensité, il décida de créer une nouvelle organisation, non-affiliée à un quelconque État, SPECTRE.

Retour à la maison

Skyfall, sorti en 2012, est le James Bond le plus rentable à ce jour. À sa sortie, le public a été immédiatement réceptif à son mélange de rappels aux piliers de la saga, comme la réintroduction de Q et de l'Aston Martin DB5, et à son intrigue modernisée pour le 21e siècle, centrée sur l'informatique. Comme les films avec Pierce Brosnan, aucune partie de l'histoire de Skyfall ne vient des romans de Fleming. Cependant, contrairement aux films avec Pierce Brosnan, Skyfall prend plaisir à mélanger le Bond des années 60 avec les sensibilités modernes. Le réalisateur Sam Mendes ne se contente pas de nous montrer des lieux exotiques, des combats de dragons de Komodo et un méchant exceptionnellement charismatique, le Silva de Javier Bardem, il renforce également l'esthétique réaliste qui caractérise le Bond de Daniel Craig. Le film développe davantage le personnage de Bond en approfondissant son histoire familiale. Toutefois, le seul élément du film qui provient de l'œuvre de Fleming est le nom du film, qui est aussi le nom de la maison d'enfance de Bond, situé dans le district de Lochaber, au nord de l’Écosse.

Ennemi fraternel

Attention spoiler. Dans le film 'Spectre', sorti en 2015, un twist majeur apparait: l'ennemi juré de James Bond, Ernest Stavro Blofled, n'est autre que son frère de substitution. Dans les livres comme dans les films, Blofled est le chef énigmatique et mégalomane du SPECTRE. Mais contrairement aux livres, le Blofled du cinéma, interprété par l’excellent Christoph Waltz, se révèle être le fils de l'homme qui a recueilli Bond après la mort de ses parents. C'est un rebondissement surprenant, car rien de tout cela, à l'exception du statut d'orphelin de Bond, n'est tiré des romans. Ce n’est qu’après un long monologue de Blofled, autre élément caractéristique des James Bond, que l’on apprend avec horreur la vérité sur l’ennemi. Une fois de plus, l’accent est mis sur le passé du héros, sur son histoire familiale, de manière à rendre notre héros plus humain.

Cet article vous a donné envie de revoir les meilleurs films de James Bond ? Direction le catalogue Proximus Pickx, où ces films vous attendent: 'Au service secret de Sa Majesté', 'Bons baisers de Russie', 'Goldfinger', 'James Bond Contre Dr. No', 'On ne vit que deux fois', 'Opération Tonnerre', 'Licence to kill', 'Goldeneye', 'Quantum of Solace', 'Casino Royal' et 'Spectre'.

A lire aussi: Quelles sont les différences entre le premier film de James Bond et le roman d’origine ?
 

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