Cinq choses à savoir sur Henri Salvador, 'le plus grand crooner français'

Musique |

On lui doit ‘Zorro est arrivé’ ou ‘Une chanson douce’. Henri Salvador est l’un des plus grand interprètes de la chanson française. En cinquante ans de carrière, 'le plus grand crooner français' a laissé un grand héritage de jazz et… de bossa nova. France 4 consacre une soirée entière au célèbre musicien français et à son influence dans la musique brésilienne à travers le documentaire ‘Face B comme bossa, l’autre histoire d’Henri Salvador’ à 21h10.

De Proximus

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Un rire unique

En plus de faire rire avec son répertoire de "chansons fantaisistes", Henri Salvador apportait la joie et la bonne humeur sur son passage. Il était connu pour son rire unique et contagieux.  Déjà adolescent, Henri s’était fait remarquer en assistant au spectacle du clown Rhum, au cirque Médrano. À chaque sketch, le bon vivant pouffait de rire. Chaque esclaffement entrainait une vague de fou rire dans le public. Le clown pour remercier le jeune garçon lui propose d’assister tous les dimanches à ses spectacles pour se fendre la pipe, gratuitement.

Très vite, Henri Salvador prend goût à faire rire les autres. Dès ses débuts sur la scène musicale, lui et son frère André ne manquent pas une occasion de faire les pitres. Ils forment un duo de guitaristes comiques où ils lancent des vannes et font des grimaces entre chaque morceau joué. Plusieurs fois sur scène avec l’orchestre de Ray Ventura, Henri Salvador sauvait le groupe de situations gênantes en faisant le clown. En pleine tournée au Brésil, il s’est mis à imiter ‘Popeye’ et le public s’est mis à rire aux éclats. Henri s’est très vite rendu compte qu’il adorait ça et deviendra aussi humoriste. Des années plus tard, lorsqu’il est au sommet de la gloire, il fait un spectacle entier sur son rire.

Henry Cording

Ce pseudonyme emprunté pour la rigolade au début a finalement marqué l’histoire de la chanson française. En 1956, lorsque Michel Legrand (le jeune chef d’orchestre choisi par Henri lui-même)  revient les étoiles plein les yeux d’un voyage des États-Unis. Il y a découvert le rock’n’roll. Malheureusement son enthousiasme n’est pas partagé. Henri Salvador et son acolyte Boris Vian voient dans le genre qu’une mauvaise déclinaison du jazz. Ils décident tout de même d’enregistrer un disque mais parodique appelé ‘Henry Cording and his Original Rock an Roll Boys’. D’une blague de mauvais goût, les trois amis deviennent ainsi les précurseurs du rock’n’roll français. On retient les chansons : ‘Va t’faire cuire un oeuf, man’ ou encore  ‘Rock hoquet’.

Sa Jacqueline

Après l’échec d’un premier mariage et de nombreuses liaisons désastreuses, Henri Salvador est un coeur à prendre en 1949. En plein concert à l’ABC, un célèbre music-hall parisien, son regard croise celui d’une jeune femme brune assise aux premiers rangs. Complètement sur le charme, il demande au portier de l’inviter en coulisses. La jeune femme s’appelle Jacqueline Garabédian. Toute intimidée, elle lui confie : "Je vous admire beaucoup". Et l’artiste rétorque: "Comme je vous comprends, cela fait 32 ans que je vous attends". En 1950, ils se diront oui pour la vie. Le couple partage 27 années de vie commune. Jacqueline deviendra son manager et participe à la production de ses plus grands succès. Elle disparait brutalement en 1976, à l’âge de 50 ans, à cause d’un cancer.

Un retour inattendu

À la suite du décès le Jacqueline, le chanteur sombre dans une sombre dépression et se retire à petit feu de la scène musicale. Ce n’est qu’en 2000 qu’Henri Salvador renaît de ses cendres grâce à un album de jazz et de bossa nova. Le chanteur fantaisiste presque oublié reviendra à sa première passion : le jazz qu’il avait trop longtemps délaissé pour ses tubes ‘rigolos’.

L’album ‘Chambre avec vue’ avec son titre phare ‘Jardin d’hiver’ voit le jour avec Keren Ann et Benjamin Biolay. Il le remettra en selle. La star remontera sur scène en France et partout dans le monde. Jusqu’à son décès en 2008, il cumule voyages, concerts et tournées.

Père de la bossa nova à son insu

Saviez-vous que le plus grand crooner français est également à l’origine du genre musical brésilien ‘bossa nova’ ? En 1958, un réalisateur italien, Alessandro Blasetti s’intéresse à différents artistes européens. Parmi eux, on y voit Henri Salvador chanté son incontournable ‘Dans mon île’ et entouré de danseuses de cabarets. Le film est diffusé jusqu’à Capacabana à Rio. Deux jeunes musiciens brésiliens Nara Leão et Roberto Menescal découvrent la musique d’Henri Salvador et s’en inspirent pour créer un nouveau genre musical qui mélange samba et cool jazz. Sans vraiment s’en rendre compte, le tube d’Henri Salvador deviendra une influence majeure de la musique brésilienne. Ce n’est qu’en 2006, lors d’un voyage au Brésil, que le chanteur français sera accueilli comme un vrai héros et qu’il apprendra qu’il est l’inspiration première du bossa nova. En plus de l’hommage reçu, il est invité à faire graver les empreintes de ses mains sur le célèbre trottoir de la ‘Toca do Vinicius’, devant le magasin de disques symbolique de la bossa nova.



Regardez ‘Face B comme bossa, l'autre histoire d'Henri Salvador’, ce mardi 25 janvier à 21:10 sur France 4 ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !

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