Retour sur la carrière d’actrice de Marie Trintignant, qui aurait eu 60 ans

Cinéma |

Ce 21 janvier, l’actrice Marie Trintignant aurait fêté ses 60 ans si elle n’était pas décédée, il y a de cela presque 20 ans, dans les circonstances tragiques que l’on connait. Afin de la célébrer, Proximus Pickx revient sur sa carrière, de ‘Série noire’ à ‘Une affaire de femmes’, bien au-delà du fait divers très médiatisé autour de sa disparition. 

De Proximus

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La carrière de Marie Trintignant commence tôt, et pour cause : ses deux parents trempent eux aussi dans le cinéma. Son père, Jean-Louis Trintignant, est acteur, là où sa mère, Nadine Trintignant, est réalisatrice. Ainsi, à l’âge de 4 ans, la petite Marie apparaît grâce à son clan dans le film ‘Mon amour, mon amour’. A 11 ans, elle donne la réplique à son père dans ‘Défense de savoir’. 

Il faut attendre le film ‘Série Noire’ d’Alain Corneau pour que Marie Trintignant connaisse son premier vrai rôle, aux côtés de Patrick Dewaere. Elle a alors 16 ans et sa performance séduit. Sa popularité est confirmée avec ‘Une affaire de femmes’ de Claude Chabrol, dans lequel elle interprète une prostituée et partage la toile avec Isabelle Huppert. Son premier rôle principal, elle le décroche dans ‘Betty’ en 1992, toujours grâce à Chabrol. 

Rôles complexes

Dans ces films, elle dépasse le simple attrait de sa féminité et explore des émotions sombres, dans la nuance et la complexité. C’est cet équilibre instable qui la fait remarquer, tant par le milieu du cinéma que par le public. Avec Michel Deville dans ‘Nuit d’été en ville’, elle va jusqu’à jouer nue, ultime dévoilement. 

Elle explore la comédie grâce à Pierre Salvadori, avec qui elle tourne trois films : ‘Cible émouvante’, ‘Les Apprentis’ et ‘Comme elle respire’. Elle n’a pas peur des personnages complexes, en proie à des névroses ou des addictions. Elle enchaîne ainsi les rôles décalés, offrant une représentation à ceux qui se sentent en marge. 

Tout au long de sa carrière, Marie Trintignant tient à coeur son engagement féministe. Cela se ressent dans les rôles qu’elle endosse, comme dans ‘Victoire et la douleur des femmes’ ou ‘Colette, une femme libre’. Valeurs qu’elle partage avec sa mère, réalisatrice de ces deux séries télévisées. Une complexité qui convainc, puisque la comédienne a été nommée pas moins de cinq fois aux César. Elle n’a malheureusement pas décroché de statuette avant de quitter la scène, le 1er août 2003, des suites des coups de Bertrand Cantat. 

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