Il était une fois un Diable : Christophe Lepoint

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En 2022, Proximus Pickx vous propose une nouvelle série consacrée aux Diables Rouges qui n’ont pas vraiment marqué l’Histoire. Internationaux le temps d’une poignée de sélections, ils figurent tout de même dans le grand livre de notre équipe nationale. Focus cette fois-ci sur Christophe Lepoint. 

De Pickx

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Aujourd’hui, Christophe Lepoint fait les beaux jours de l’Excel Mouscron, en D1B. A 37 ans et avec le brassard de capitaine, le Bruxellois se fait encore plaisir sur les terrains belges et guide son équipe sur la voie d’un retour en D1A, même si l’avenir du club reste incertain. Avant d’atterrir à Mouscron, le solide gaillard avait connu pas mal de clubs mais aussi le maillot des Diables Rouges. 

Echec à l’étranger

Quand on voit le jour à Bruxelles et que l’on veut jouer au football, ce ne sont pas les clubs qui manquent et le plus prestigieux est sans doute Anderlecht. C’est là que Christophe Lepoint fait ses armes de 1990 à 2003. Il attend un contrat qui n’arrive jamais et, à 19 ans, met le cap sur l’Allemagne et Munich 1860 grâce à son agent qui connait celui de Bastian Schweinsteiger. 

Il ne dispute que neuf rencontres en Allemagne avant d’arriver à Willem II où, en 2005, il ne joue que deux matchs de plus. Libre de tout contrat, il s’engage avec le club turc de Genclerbirligi Ankara mais c’est encore un échec. Il revient au pays en 2006 à Tubize avant un premier passage par Mouscron.

Explosion à Gand et buteur chez les Diables

Véritable box-to-box, capable d’évoluer au milieu, en défense et en attaque, Christophe Lepoint rejoint La Gantoise en juillet 2009. C’est à ce moment qu’il va sans doute connaitre la plus belle période de sa carrière avec le gain de la Coupe de Belgique en 2010. Des résultats qui vont payer puisqu’à 25 ans, il est convoqué par Georges Leekens en mai 2010.

Face à la Bulgarie, il rentre à la pause et va faire honneur à sa sélection en inscrivant le but de l’égalisation à la 89e minute sur une passe d’Eden Hazard avant que Vincent Kompany n’offre la victoire aux Diables rouges. Quelques jours plus tard, en Finlande, il se blesse et n’apparaitra plus jamais sous le maillot belge. "Fellaini était forfait, et Leekens appréciait mon profil et mon tempérament. Encore aujourd’hui, on s’envoie des messages et on se chambre. Michel Preud’homme, lui, voulait m’attirer à Twente. Sans cet accident, qui a mis un coup de frein à mon destin (sic), toute ma carrière décolle peut-être. Sans vouloir me comparer à Marouane, j’aurais peut-être eu un destin comme lui… En football, tout tourne très vite. J’ai fêté ma première sélection en même temps que Kevin De Bruyne et Christian Benteke : regardez nos trois parcours…", avouait Lepoint à la RTBF l’an dernier. 

Le miraculé

La vie du joueur bascule le 31 janvier 2011. Après une sortie avec son équipier de l’époque, Sébastien Bruzzese, ils ont un accident de voiture. Les conséquences sont lourdes pour le milieu de terrain touché au genou, au tibia et au péroné. "Quand je croise le Doc de La Gantoise, lui m’appelle Le Miraculé… car pour lui, j’étais perdu pour le foot de haut niveau. Sur mon caractère, je suis revenu de nulle part…".

L’actuel Hurlu va revenir, remportant notamment le titre avec La Gantoise en 2015.  Après ce trophée, il joue six mois à Charlton en Championship mais revient rapidement en Belgique à Zulte Waregem Il y gagne une deuxième Coupe de Belgique avant de rejoindre Courtrai et donc aujourd’hui Mouscron. "J’ai cassé mon contrat à Charlton, car ma fille avait des soucis de santé. J’ai besoin de stabilité, j’ai mes petites habitudes : je conduis mes enfants à l’école, je prépare à manger, ma vie est basique. Non, je ne suis plus le roi du pétrole ! (rire) "

Fan de notre série ? Retrouvez l'éphémère passage de Laurent Depoitre chez les Diables Rouges.

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