Jane Birkin, l’artiste complète à la carrière cinématographique oubliée

Cinéma |

En ce 14 décembre, nous célébrons les 75 ans de Jane Birkin. Connue essentiellement pour son duo avec Gainsbourg sur ‘Je t’aime… moi non plus’, elle est pourtant une actrice accomplie avant d’être mannequin et chanteuse. Proximus Pickx vous propose un petit focus sur sa carrière cinématographique.

De Pickx

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Le nom de Jane Birkin vous dit quelque chose ? En plus d’avoir donné son nom à un sac Hermès, elle a été mariée à Serge Gainsbourg. Avec lui, elle a fait ses premiers pas dans la chanson en plus d’être mannequin.

En 1968, c’est le début d’une histoire d’amour passionnée. Un an plus tard, elle devient la muse du chanteur français et il lui écrit son premier album. Il contient la très célèbre chanson ‘Je t’aime… moi non plus’ qui, à l'origine, était prévue pour Brigitte Bardot. Le titre sulfureux avait scandalisé la planète lors de sa sortie en 1969, elle fut interdite de diffusion en radio et condamnée par le Vatican. Malgré tout, la chanson devient un tube et contribue à révéler la jeune Anglaise.

Ses débuts sur le grand écran

Mais ce que l'on oublie souvent, c’est qu’avant d’être un mannequin et une chanteuse accomplie, Jane Birkin est une actrice britannique qui compte pas moins de 90 rôles tout au long de sa vie.

Avant de débarquer en France et de jouer dans ‘Slogan’ aux côtés de Gainsbarre, elle avait déjà fait ses premiers pas dans le 7ème art en jouant dans ‘Le Knack.. et comment l’avoir’. Dans ‘Blow-Up’, elle apparait nue et sa carrière prend un autre tournant où elle sera souvent assignée à des rôles de bimbo. En s’installant à Paris aux côtés de son compagnon français, elle est invitée à tourner dans plusieurs réalisations. En 1969, elle joue aux côtés des plus grands noms du cinéma français : Alain Delon, Romy Schneider et Maurice Ronet dans le film policier-romantique ‘La Piscine’. Ses débuts dans le cinéma français n’ont pas l’effet escompté. La presse et les critiques n’ont pas fait abstraction de son accent en français et plutôt que de juger sa performance, ils se moquaient de sa prononciation pour certains mots qui résonnaient plus en anglais qu’en français. Elle avait été considérée comme une actrice comique pour des rôles qui n’étaient pas censés l’être. Son association avec Gainsbourg la sauve et elle est de plus en plus prise au sérieux.

La Bardot britannique

Très vite elle devient l’Anglaise la plus sexy du cinéma. À l’époque, seule l’actrice Charlotte Rampling avait été considérée comme aussi érotique et exotique. Évidemment, sa chanson a succès avec Gainsbourg et son rôle prépondérant dans le film ‘Sex Power’(1970) ont renforcé son image de beauté fatale. Et même si on la cantonnait toujours dans le rôle de la ravissante idiote, son jeu s'améliorait. À chaque nouveau projet, elle devenait une meilleure actrice et est même présentée comme la rivale britannique de Brigitte Bardot. En 1973, les deux icônes jouent dans ‘Don Juan 73 ou si Don Juan était une femme’. À travers ce film, on assiste à l’un des plus grands face-à-face du cinéma. Non pas celui de Robert De Niro et Al Pacino dans ‘Heat’ ou de Godzilla contre Rodan, mais celui de Bardot et Birkin.

Pendant le tournage du film, une scène révèle à quel point Birkin est restée humble. Très naturellement, elle complimente BB sur sa beauté. La légende française ne manque pas de répliquer que Birkin avait de loin le plus beau nez. L’Anglaise, à son tour, fait remarquer que son nez n’avait rien à envier à celui de Brigitte. Cette dernière réplique est conclue avec un sourire : "Maintenant que vous le dites, le mien est bien plus joli." Cette anecdote prouve que si Birkin avait eu la confiance et l’audace de Bardot, sa carrière cinématographique aurait pu prendre d’autres proportions. Son humilité lui a pourtant valu d’être admirée et appréciée plus longtemps que Bardot. En effet, la sex-symbole était devenue militante pour le front national et sa popularité en avait pris un coup.

L’heure du changement

Les années 80 marquent un grand changement pour Jane Birkin. Elle se sépare de Gainsbourg après douze ans de vie commune et entame une relation avec le réalisateur Jacques Doillon. Il lui offre un rôle complètement différent de son registre habituel dans ‘La fille Prodigue’. C’est une révélation. La Britannique devient enfin plus crédible aux yeux du public et décroche de nombreux rôles dramatiques dans les films qui suivent. En 1985, elle est même nommée pour le César de la meilleure actrice dans ‘La Pirate’. Elle y incarne une lesbienne en mal d’amour. Elle n'est alors plus engagée pour son physique mais pour son réel talent d’actrice. En 1988, elle collabore pour la première fois avec la cinéaste Agnès Varda dans ‘Kung-Fu Master’ et joue aux côtés de sa fille Charlotte Gainsbourg.

Après le décès de son ex-mari en 1991, Jane Birkin se consacre plus à la musique. Elle revisite les classiques de Gainsbourg, sort son album ‘Version Jane’ et donne des concerts en son honneur. Après un long moment d’absence sur le grand écran, elle tourne dans quelques films et apparaît au théâtre. En 2006, elle réalise même son premier long-métrage ‘Boxes’ et campe son propre rôle dans ‘La tête de maman’ de Carine Tardieu. Faisant des allers et retours entre cinéma et musique, elle reste à priori active en tant qu’actrice jusqu’en 2016, date à laquelle elle semble avoir arrêté sa carrière au cinéma après avoir joué dans le court-métrage ‘La Femme et le TGV’, nommé aux Oscars. Aujourd’hui, l’artiste complète se consacre à sa musique et continue d’honorer la mémoire de Gainsbourg.

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