Alors que Gérard Lopez annonçait il y a deux jours qu'il était prêt à vendre Mouscron, comme semblent d'ailleurs le souhaiter les joueurs, les supporters et le personnel du club, de nombreux obstacles semblent rendre très improbable l'éventuelle reprise de l'Excel par de nouveaux actionnaires ou propriétaires...
"On attend que Gérard Lopez vende le club", avait martelé Christophe Lepoint, le capitaine des Hurlus sur Notélé il y a une semaine environ. Besoin de continuité, impossibilité de vivre avec un couteau sous la gorge, stress permanent quant aux salaires et la viabilité du club, pour les joueurs, la situation reste difficilement tenable, malgré le redressement sportif des cinq dernières journées.

"Il se pourrait que je vende le club" avait rétorqué en substance sur France Bleu Gironde Gérard Lopez, propriétaire de l'Excel Mouscron depuis juillet 2020. Mais Mouscron est-il vraiment vendable ? Il semblerait que, si un repreneur éventuel s'est bien manifesté, il serait échaudé par les résultats d'un audit financier et découragé par les banques de se lancer dans une telle aventure, révèle Sport Foot Magazine sur son site ce mercredi. Car la situation financière de l'Excel s'apparente à un puits sans fonds.

Billetterie, sponsoring et merchandising sont à l'arrêt en ces temps de pandémie et de disette sportive. Pire, le club semble vivre complètement au-dessus de ses moyens avec une masse salariale trop importante pour un club relégué en D1B (on parle d'un demi-million par mois, rien que pour les joueurs). Certaines stars de l'équipe émargent à plus de 20.000 euros mensuels, même si elles ne sont pas toutes titulaires, toujours selon la même source. Et le licenciement d'Enzo Scifo, une lourde erreur de casting, n'a sûrement pas arrangé la balance comptable...

Pour faire court, il se murmure qu'un éventuel acquéreur devrait apporter 2 millions rien que pour aller au bout de la saison. Il faudrait ensuite combler le déficit chronique cumulé (on parle de 10 millions) et nettoyer les placards de quelques cadavres juridiques (conflit avec le LOSC, clause avec Jogo Bonito Group, la société de Lopez) ou comptables (dettes fournisseurs). Une situation qui laisse à, penser que la vente de Mouscron est comme le monstre du Loch Ness : on en parle beaucoup, mais la verra-t-on un jour?