Le ministre de l'Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne a rejeté lundi soir la demande de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) de toucher à l'indexation automatique des salaires pour faire face à la poussée de l'inflation.
"Pour moi, il ne peut être question de toucher à l'indexation automatique à l'heure où tant de familles peinent à payer leurs factures d'électricité et de gaz", a indiqué le vice-Premier ministre PS, dans un communiqué.

Il répondait à un plaidoyer de la FEB qui demandait si "la Belgique, petite économie ouverte, pouvait encore se permettre, en tant que seul et dernier pays européen (hormis le Luxembourg et Malte), de maintenir un système généralisé d'indexation automatique des salaires".

"Tant au sein du Conseil européen qu'au Parlement européen, il existe un accord pour donner aux systèmes d'indexation automatique une place dans la recherche de salaires minimums adéquats au niveau européen. L'importance de cet aspect est donc également reconnue au niveau européen", a fait observer M. Dermagne.

Le ministre assure que l'inflation est étroitement surveillée par l'office belge de statistique Statbel et le Bureau du plan et que, lors du récent conclave budgétaire, des mesures ont été prises pour atténuer la hausse des prix de l'énergie.

Pour M. Dermagne, l'indexation automatique des salaires protège non seulement le pouvoir d'achat des travailleurs, des retraités et des bénéficiaires d'allocations, mais elle est aussi importante pour les entreprises, "car elle garantit le maintien de la consommation".