Si Leonardo DiCaprio a accepté de jouer dans un film catastrophe pour Netflix, c'est que l'idée d'une comète menaçant de détruire toute forme de vie sur la Terre est à ses yeux une analogie parfaite de la crise climatique actuelle.
Dans la comédie satirique "Don't Look Up: Déni Cosmique", la star et sa partenaire Jennifer Lawrence incarnent deux obscurs astronomes qui tentent vainement d'alerter une opinion publique américaine divisée, dans un pays dirigé par une présidente incompétente jouée par Meryl Streep.

De retour de la conférence COP26 de Glasgow sur le climat, Leonardo DiCaprio estime que le film écrit et réalisé par Adam McKay réussit le tour de force de créer le suspense sur une crise qui "s'étend sur plus d'un siècle".

"En tant qu'espèce, société et culture, comment pouvons-nous gérer politiquement une apocalypse imminente ?", s'est interrogé l'acteur jeudi soir à Los Angeles lors de la présentation du film.

"En deux heures, le film parvient à montrer l'absurdité de notre réponse, en tant qu'espèce humaine, à cette crise", poursuit-il.

Le film, où figurent aussi Ariana Grande, Cate Blanchett, Mark Rylance et Jonah Hill, sortira aux Etats-Unis le 10 décembre avant d'être diffusé sur la plateforme Netflix à partir du 24 décembre.

Adam McKay ("Vice") est devenu l'un des réalisateurs les plus courus d'Hollywood et certains critiques prédisent à "Don't Look Up" un bel avenir dans la course aux Oscars.

Leonardo DiCaprio se prend à rêver que le film incitera les entreprises et les gouvernements à prendre "un virage radical" sur la crise climatique. Mais il reconnaît ne pas être trop optimiste sur la capacité de l'humanité à prendre le problème à bras-le-corps.

"Surtout en revenant de Glasgow et après avoir vu comment de tels engagements peuvent être abandonnés par le premier gouvernement de dingues venu", dit-il.

Adopté samedi dernier à l'issue de deux semaines de négociations laborieuses par les 200 pays de la COP26, le "Pacte de Glasgow pour le climat" vise à accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d'aide des pays pauvres.

"Le temps est tellement limité et il faut agir sur une telle échelle très rapidement", relève Leonardo DiCaprio. "Et si on ne fait rien, on sait comment ça va se terminer", prévient-il.