Les quatre lignes du métro bruxellois (M1, M2, M5 et M6) roulaient toujours au ralenti mercredi vers 09h00 en raison d'actions syndicales débutées à l'aube par le syndicat libéral CGSLB. Environ un métro sur deux roule, a indiqué la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib). La circulation en surface des trams et bus n'est, elle, pas affectée. Une délégation de la CGSLB doit rencontrer la direction vers 11h00.
"Il faut compter environ 10 minutes d'intervalle entre deux métros", a précisé la Stib, qui s'étonne de cette action. "Nous n'avons jamais fermé la porte au dialogue."

La Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB) dénonce "un malaise social persistant" au sein de la société de transport en commun bruxelloise et demande la formation de groupes de travail pour s'attaquer service par service aux problèmes dénoncés.

Le syndicat revendique de manière générale un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, dont "un meilleur choix de prestations, entre les shifts qui commencent tôt, en journée et tard", précise Christian Ecker, délégué permanent CGSLB. En outre, "les pauses sont mal réparties: on peut avoir sa pause une heure et demie après le début de son shift, puis plus rien", poursuit-il.

Concernant les fins de carrière, le syndicat libéral propose par exemple un service mixte, "réparti entre un travail sur le réseau et un travail de nettoyage, par exemple", expose M. Ecker. "Il y a des métiers qui sont reconnus comme étant lourds au sein de la société donc, si l'on veut que les gens puissent travailler jusqu'à la fin, il faut des aménagements."

Autre grief: un manque de matériel dans certains services techniques, comme des ponts de levage pour soulever les rames de métro, illustre le délégué.

"Il y a des possibilités", tempère-t-il néanmoins. "Ce sont des actions, pas une grève. C'est un signal d'alarme. Nous voulons sortir de l'ornière."

La CGSLB rencontrera la direction de la Stib vers 11h00 et lui présentera un échéancier "à court, moyen et long terme", précise Christian Ecker. "Nous sommes conscients que tout ne peut pas être résolu directement mais voulons des garanties pour le personnel", conclut-il.