Plus de 700 spectateurs ont réservé mardi soir à Bruxelles une "standing ovation" au cinéaste Thierry Michel à l'issue de l'avant-première de son nouveau film, "L'Empire du silence", un plaidoyer en faveur de la lutte contre l'impunité qui règne depuis des décennies en République démocratique du Congo (RDC).
Ce treizième documentaire consacré en trente ans par Thierry Michel et au Zaïre et à la RDC - et sans doute le dernier, a-t-il confié au public rassemblé dans la grande salle du Théâtre national, décrit, parfois sans fard, les massacres qui ont endeuillé le pays depuis la fin du règne du dictateur Mobutu Sese Seko en 1997 et qui se poursuivent, principalement dans la partie orientale. 
Il y évoque, témoignages à l'appui, les atrocités commises par les armées étrangères (notamment rwandaise et ougandaise) et leurs milices supplétives congolaises, les forces gouvernementales et les groupes armés locaux et étrangers responsables de centaines de milliers de morts parmi la population civile et les réfugiés rwandais qui avaient fui leur pays après le génocide de 1994.
Le réalisateur, souvent primé pour ses films, donne notamment la parole au docteur Denis Mukwege, le gynécologue connu comme étant "l'homme qui répare les femmes" victimes de violences sexuelles et co-lauréat du prix Nobel de la paix 2018.