L'administration éventuelle d'une troisième dose de vaccin contre la Covid-19 à l'ensemble de la population est une décision qui est prise en concertation entre les différents gouvernements au sein de la conférence interministérielle Santé sur la base d'une analyse scientifique, a fait remarquer vendredi le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, en commission de la Chambre à la suite d'une communication du gouvernement flamand.
Le cabinet du ministre-président flamand, Jan Jambon, s'est montré très affirmatif vendredi sur cette troisième dose, indiquant qu'après les personnes immunodéprimées et les plus de 65 ans, le reste de la population aurait également la possibilité de recevoir une troisième dose, ou, dans le cas d'un vaccin Johnson & Johnson, une deuxième dose. 

"Pour moi, c'est nouveau", a expliqué M. Vandenbroucke qui dit n'avoir reçu aucune communication du ministre flamand de la Santé, Wouter Beke, allant dans ce sens.

"Ce sont des décisions prises par la conférence interministérielle (CIM) sur la base d'avis scientifiques du Conseil supérieur de la Santé (CSS) et la Taskforce vaccination qui se fondent sur des analyses et la connaissance scientifiques", a ajouté le ministre fédéral.

Jusqu'à présent, l'administration d'une troisième dose est organisée pour les personnes immunodéprimées et de plus de 65 ans. La CIM a demandé au CSS un avis sur la nécessité d'une dose supplémentaire pour le personnel soignant, les personnes présentant des comorbidités et celles vaccinées à l'AstraZeneca ou au Johnson & Johnson. "Implicitement", la question des prochaines étapes est toutefois posée, selon le ministre qui s'est toutefois montré ouvert à ce que la CIM Santé lors de sa prochaine réunion pose "explicitement" au CSS la question d'une troisième dose pour toute la population et du moment de celle-ci.

Le ministre fédéral a insisté sur la prudence qu'il fallait afficher dans les déclarations dans ce domaine au vu de l'évolution constante des connaissances scientifiques.