Loïc Nottet : "Je veux réconcilier le public avec Halloween"

Dès le 31 octobre prochain, Pickx+ a la grande exclusivité de proposer le concert inédit de Loïc Nottet : ‘Phantomania’. Un show basé sur la fête d’Halloween, dans lequel Loïc Nottet compte bien troquer le glauque contre la féérie. Rencontre.

Bonjour Loïc ! Tout d'abord, comment vas-tu ? Es-tu heureux de reprendre les shows ?

Loic Nottet : "Je vais bien, merci. Je suis super content et heureux de proposer ce nouveau show ! Après, j’ai pas mal de stress car c’est vraiment un gros spectacle. Il y a beaucoup d’éléments, de changements de costumes, de chorégraphies, d’interventions avec notamment des moments d’acting. Je pense que c’est l’un des plus gros shows que j’ai proposé jusqu’à présent, donc forcément le stress va avec car je veux vraiment que tout soit parfait. Après, c’est tellement un rêve pour moi de pouvoir proposer ma vision personnelle d’Halloween, que je suis forcément super heureux."

Je suppose que tu te réjouis aussi de retrouver ton public ?

L.N. : "Oh oui, j’ai super hâte de retrouver mon public ! À l’annonce de ‘Phantomania’, on était en pleine période de covid, c’était donc super incertain. On n’a pas proposé de date française du coup, et je sais que certains viennent jusqu’en Belgique ce week-end du 22 et 23 octobre pour ne pas louper le show. Cela fait chaud au cœur de voir qu’après toutes ces années, le public répond encore super présent et se déplace d’un peu partout en Belgique et des pays voisins pour venir me voir. Quelque part, cela me rassure car je me dis que c’est que je continue à leur mettre des étoiles dans les yeux et c’est tout ce qui compte pour moi !"

En 2019, on avait pu découvrir ta vision d’Halloween à travers ton court métrage ‘Candy’. À quoi peut-on s’attendre cette fois avec Phantomania ?

L.N. : "Pas à du glauque ou à de l’horreur en tout cas ! Je n’aime pas le côté zombie qui fait peur. Je suis plus dans le délire « sucré » à la Hansel et Gretel. Le film de Disney ‘Hocus Pocus’, c’est véritablement ma vision d’Halloween ! C’est un univers sombre, mais que j’aime rendre magique, en fait. Je veux casser l’image qu’ont les gens d’Halloween, qu’ils associent souvent à la peur et à l’horreur. Je veux les réconcilier avec cette période de l’année en y apportant réellement un côté fantasque et féérique qui, je l’espère, changera leur vision de cette fête. J’adore aussi la colorimétrie liée à Halloween, elle sera forcément omniprésente dans le spectacle."

D’où te vient cette adoration pour la fête d’Halloween ?

L.N. : "En réalité, je ne sais pas du tout ce que j’ai avec Halloween (rires). Pour moi, c’est une sorte de Noël de l’étrange. Je me suis imaginé ma propre fête d’Halloween où on pourrait faire un arbre d’Halloween, un 31 octobre en famille, à l’image d’un réveillon pendant lequel on s’offre des cadeaux super originaux, par exemple. Ce serait une super tradition, je trouve !

En fait, j’ai toujours eu une attirance pour ce qui est obscur et lugubre. Je trouve que les cimetières sont des lieux poétiques, dans lesquels plane un certain mystère, tout comme la mort. Je vois d’ailleurs la mort comme le début d’une nouvelle aventure et ça m’intrigue, car on ne sait pas laquelle… Ou peut-être qu’il n’y a rien, on ne sait pas. Tout cela m’inspire énormément et m’a toujours attiré. Sinon, j’adore ‘La famille Addams’, Edgar Allan Poe, le réalisateur James Wan qui est à l’origine de sagas comme ‘Conjuring’. ‘Beetle Juice’ fait également partie de mes films préférés. J’ai toujours été attiré par ce style d’univers, cela m’a toujours beaucoup inspiré."

Sens-tu tes fans réceptifs à ce genre de projet ?

L.N. : "Je ne m’y attendais pas, car je ne suis jamais super confiant, mais oui. Malgré le covid, les places sont parties hyper rapidement ! Il faut dire qu’Halloween n’est pas ultra répandu en Europe, et voir que le public ait été aussi réactif, ça me rend super heureux. C’est qu’il me fait confiance ! En plus, je sais qu’il joue toujours le jeu, je suis sûr qu’il va venir déguiser et rentrer dans l’ambiance que j’ai voulu créer. Je ne pense pas qu’il y ait un artiste en Belgique qui ait réalisé un projet comme celui-là… Qui sait, on inaugure peut-être une nouvelle tradition pour Halloween ? On verra !

J’avais aussi lancé un coffret spécial pour ‘Phantomania’, avec plusieurs produits de merchandising, qu’on a produit en 150 exemplaires. Cela me paraissait beaucoup et en fait, ils ont réussi à faire planter le site ! Tout est parti en quelques minutes à peine ! J’ai des fans vraiment formidables, ils sont géniaux, je les adore !"

Dans le même esprit, tu as repris en 2019 ‘Mary Poppins’ et on peut dire que tes clips et tes shows sont toujours artistiquement parlant très aboutis. Entre costumes, maquillage, chorégraphies, et forcément, le chant, tu es un artiste multitâche. On peut dire que c’est ta marque de fabrique ?

L.N. : "Oui complètement ! Cette vision à 360 degrés, c’est ma marque de fabrique, oui. En fait, ça vient tout seul. J’ai toujours une panoplie d’idées, qui me viennent rapidement, je ne dois jamais réfléchir longtemps. Je trouve toujours la solution directement. Je sais que j’ai une chance folle d’avoir cette capacité-là, et de tout faire et penser moi-même. Pour ‘Mary Poppins’, j’ai tout créé, même les costumes ! Disney c’est une grosse industrie, et les Américains sont super exigeants. Quand ils ont validé mes croquis et mes idées pour le clip, j’ai vraiment repris confiance en moi et eu le sentiment d’avoir accompli un gros truc. Pour ‘Phantomania’, j’ai également mis la main à la pâte. Sur certains costumes il y a des strass, que j’ai collé moi-même à la main un après l’autre."

Après ‘Phantomania’, c’est quoi la suite pour toi ?

L.N. : "En novembre, on sera sur la scène de Forest National et ensuite je me mets en pause. Ce sera donc une petite reprise, assez brève mais j’en ai besoin. J’ai beaucoup de sessions studio de prévues. Je resterai aussi à la maison pour pouvoir être dans ma bulle et créer. J’ai des voyages prévus en France, en Angleterre et aux USA car j’ai besoin d’ouvrir mon esprit, c’est important pour une écriture percutante de changer d’air. Après tout cela peut aller très vite, donc cette « pause » ne sera peut-être pas forcément longue, on verra."

On a pu voir que tu avais battu un record mondial tout récemment… Tu as cumulé 97 millions de vues sur la vidéo de ta chorégraphie avec Denitsa Ikonomova, sur le titre ‘Chandelier’ de Sia, lors de la saison 6 de 'Danse avec les Stars' ! Cela fait quoi d’obtenir un tel record mondial ?

L.N. : "Je suis vraiment impressionné par le nombre de vues ! On en parlait de temps en temps avec Denitsa, mais sans plus. Elle m’envoyait parfois un message pour me dire qu’on avait pris 20 millions de vues en une semaine, mais ça s’arrêtait là. Quand j’ai appris la nouvelle je me suis dit : « Waw, ah oui, quand même, un record mondial ! ». Malgré cela, je ne réalise pas trop car ce ne sont que des chiffres, donc c’est dur de se rendre vraiment compte. Après, je suis super fier et content que notre petit pays soit passé devant tout le monde, dont des machines comme les USA. Artistiquement parlant, on parle de plus en plus de la Belgique, et j’en suis très heureux !"

On t’a connu dans ‘The Voice Belgique’, et l’année dernière tu es devenu un des coachs de l’émission. Ton passage a d’ailleurs été fort apprécié des téléspectateurs. Tu as pourtant décidé de renoncer à ton siège pour cette 10ème saison. Tu nous explique ce choix ?

L.N. : "J’ai ADORÉ être coach à ‘The Voice’ ! C’était une magnifique expérience ! Ça a d’ailleurs été très compliqué de dire au revoir au programme et à mon siège de coach. À la base, la RTBF m’avait déjà proposé de revenir l’année dernière et j’avais dit oui, car c’est une équipe incroyable. Artistiquement parlant, j’ai toujours pu faire ce que je voulais avec mes talents. L’expérience m’a permis de faire de superbes rencontres, de me remettre pas mal en question aussi. Mais quand la demande officielle est arrivée, je me suis juste demandé sur quoi je voulais me focaliser les prochains mois, et je me suis rendu compte que j’avais besoin de faire du studio, de me remettre dans des projets plus personnels. Quand je suis en processus de création, mon esprit est complètement focus là-dessus, je n’aurais pas su faire les deux. Je n’aurais pas été à 100% et si je fais un truc, je le fais à fond, sinon je ne le fais pas ! Après mûres réflexions, il était plus sage pour moi de refuser, même si ça a été à contrecœur."

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

L.N. : "Que tout ça continue encore et encore ! Que le public ne se lasse pas de moi et continue à avoir envie de m’écouter. Je bosse pour, en tout cas. Et que je continue à garder confiance surtout, même quand je doute. Sinon, un de mes rêves serait d’aller visiter le Japon. En tant que grand adepte de sushis, de ramens, de mangas, etc. c’est le pied. Artistiquement parlant, je pense que ce genre de voyage ne peut m’apporter qu’une riche source d’inspiration !"

Découvrez 'Phantomania' ce dimanche 31 octobre à 20h30 sur Pickx+ (chaîne 13). Vous vivez à Bruxelles et vous avez le pack TV en néerlandais ? Vous trouverez Pickx+ sur la chaîne 263. Découvrez l’offre complète de Pickx+ via l’option TV ‘All Stars’ de Proximus Pickx ! Rendez-vous sur notre site pour avoir plus d'infos sur cette option TV.

Musique

Voir tout

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top