Les services juridiques de l'Etat espagnol ont envoyé un courrier au Tribunal de l'Union européenne pour affirmer l'opposition du gouvernement au projet de Super Ligue européenne, a indiqué mardi le Conseil supérieur de Sports (CSD) espagnol.
L'Espagne y précise officiellement sa position et "considère que, par le dialogue, il est possible de réfléchir à l'amélioration des compétitions mais toujours dans le cadre des structures déjà existantes", ont précisé des sources du CSD, l'équivalent du ministère des Sports en France, mardi.

L'Etat espagnol prend ainsi position en faveur de l'UEFA dans le litige qui l'oppose aux trois derniers clubs qui restent attachés au projet de Super Ligue européenne : la Juventus de Turin, mais surtout deux clubs du championnat d'Espagne, le FC Barcelone et le Real Madrid.

En avril, ces trois mastodontes du football européen avaient annoncé, avec neuf autres clubs, la création d'une Super Ligue, une compétition lucrative et privée basée sur le principe d'un championnat fermé, et vouée à supplanter la Ligue des champions.

Fin septembre, l'UEFA a décidé d'annuler toutes les procédures disciplinaires engagées contre ces 12 clubs: les neufs clubs qui avaient officiellement quitté le projet (Tottenham, Arsenal, Manchester City, Manchester United, Chelsea, Liverpool, l'Atletico Madrid, l'Inter Milan et l'AC Milan), mais aussi les trois derniers mutins qui étaient toujours attachés au projet (le Real, la Juve et le Barça), que l'UEFA menaçait d'exclure des compétitions européennes.

Un tribunal de commerce de Madrid avait demandé le 1er juillet à l'UEFA d'"annuler" ce qu'il considérait comme une "sanction déguisée" contre ces mêmes neuf clubs. L'UEFA avait annoncé aller en appel demandant la récusation du juge du tribunal de commerce madrilène.