Passé sous pavillon saoudien, Newcastle est désormais l'un des clubs les plus riches du monde, voire le plus puissant financièrement parlant. De quoi remporter tous les trophées possibles dans les années à venir ? Les dirigeants y croient.
Quatre titres de champion au sein de l'élite, six fois vainqueur de la Coupe d'Angleterre ou même lauréat de la Coupe Intertoto et de la Coupe des villes de foire, ancêtre de l'Europa League. Fondé en 1892, Newcastle n'est pas un club comme les autres et possède une riche histoire outre-manche. Cependant, depuis quelques années, les Magpies sont plus habitués aux bas-fonds du classement en Premier League ou à faire l'ascenseur en Championship qu'à titiller le haut du panier anglais ou européen. La donne pourrait toutefois désormais changer avec le rachat de l'équipe du Nord-Est de l'Angleterre par le Fond souverain d’Arabie saoudite (PIF), piloté par le prince héritier Mohammed ben Salmane et dont les actifs s’élèvent à 400 milliards d’euros.

Un avenir riche

Les Saoudiens seraient ainsi prêts à investir pas moins de 400 millions d'euros dans le club. À titre comparatif, le PSG, lui aussi aux mains d'un pays du Moyen-Orient (Qatar), dépense 150 millions de moins. Et quand on voit ce que les Parisiens ont réalisé sur ces dix dernières années, l'avenir semble radieux sur papier pour Newcastle. 

Des rumeurs font ainsi état de transferts plus éclatants les uns que les autres. Des joueurs comme Gareth Bale, Edinson Cavani ou encore Philippe Coutinho seraient sur la shortlist des dirigeants. Pour les entraîner, on évoque un intérêt pour Antonio Conte, Frank Lampard, Steven Gerrard ou même... Roberto Martínez !

Des ambitions contestées

Si les supporters des Magpies peuvent se réjouir sportivement parlant (on évitera de parler de l'aspect éthique), les autres formations de Premier League ne voient pas ce changement de cap d'un bon oeil. Il faut dire que les places en Ligue des champions se font chères et que l'exemple de Manchester City et de ses propriétaires venus des Émirats arabes unis fait peur. 

À l'heure actuelle, les résultats de Newcastle n'ont toutefois pas de quoi inquiéter ses adversaires, eux qui occupent la dix-neuvième et avant-dernière position au classement avec seulement trois unités obtenues en huit journées. Pour éviter une remontada jugée antisportive par beaucoup, et une mainmise sur le championnat à l'avenir grâce à des accords commerciaux surévalués avec des sociétés locales, une grosse majorité des équipes ont voté ce lundi une interdiction temporaire de nouer de nouveaux contrats de sponsoring. Manchester City s'est évidemment abstenu, le Nouveau Château a mis son veto. La question est maintenant de savoir jusqu'à quand la Premier League pourra résister à la montée d'une nouvelle puissance mondiale.