Il ne fera pas bon être un pur sprinteur sur les routes du prochain Tour de France (1er - 24 juillet). Présentée ce jeudi au palais des congrès de Paris, la 109e édition de la Grande Boucle n'offrira que six étapes de plaine. "Le tracé a été conçu pour faire honneur à la combativité des acteurs sur tous les terrains", a lancé l'organisation.
Les 21 étapes seront réparties en 6 de plaine, 7 accidentées et 6 de montagne, dont 5 arrivées en altitude. Il y aura également 2 contre-la-montre individuel. La 6e étape, la plus longue de la course, partira d'ailleurs de Binche pour se ponctuer à Longwy, où l'arrivée sera jugée au sommet de la côte des Religieuses après 220 km de course.

Le Tour débutera par un triptyque danois et un chrono de 13 kilomètres dans les rues de Copenhague vendredi 1er juillet. Si les deux étapes suivantes présentent des profils sans réelle difficulté majeure, le peloton risque d'être fort exposé au vent. La création de bordures n'est donc pas à exclure.

Après une journée de transfert, une étape dans les monts du Boulonnais est au programme avant le retour de la Grande Boucle sur les pavés lors de la 5e étape entre Lille Métropole et Arenberg. Onze secteurs pavés, dont cinq inédits, pour un total de 19,4 km, font déjà frémir les principaux favoris à la victoire finale.

Le Tour abordera ensuite les choses sérieuses avec une arrivée au sommet de la Super Planche des Belles Filles après un kilomètre non asphalté et un passage à 24%.

Après une arrivée pour puncheurs à Lausanne dans la 8e étape, les grimpeurs vont se disputer à Châtel le bouquet de la 9e étape, la première de réelle haute montagne.

Toujours dans les Alpes, le col du Granon, à 2413 mètres d'altitude au-dessus de la station de Serre-Chevalier, fait un retour symbolique dans la 11e étape. Il n'a été escaladé en course que le 20 juillet 1986 pour la dernière apparition en maillot jaune de Bernard Hinault, le dernier Français vainqueur de l'épreuve (1985). Pour s'y imposer, il faudra d'abord dompter le col du Télégraphe et le Galibier.

Les coureurs n'auront pas le temps de souffler car la fin du menu alpestre s'annonce redoutable avec l'enchaînement Galibier - Croix de Fer - Alpe d'Huez dans l'exacte réplique de l'étape du Tour 1986 où Bernard Hinault et Greg Lemond étaient arrivés ensemble.

Après trois étapes de transition et un jour de repos, le Tour entrera dans les Pyrénées par le méconnu Port de Lers et le Mur de Péguère lors de la 16e étape. Peyragudes et Hautacam seront ensuite les juges de paix des 17e et 18e étapes qui s'annonce aussi courtes qu'intenses.

Il restera ensuite un chrono individuel de 40 kilomètres pour fixer la hiérarchie définitive de ce 109e Tour de France, qui se terminera le 24 juillet sur les Champs-Élysées.