La Belgique retrouvera la France jeudi en demi-finale de la Ligue des Nations pour la première fois depuis la demi-finale du Mondial 2018 perdue (1-0). Thomas Foket, qui n'était pas présent lors de ce match, sent qu'un "sentiment de revanche fort" anime les Diables Rouges.
"Je me rappelle que c'était un match équilibré, que l'on pouvait gagner", a expliqué le latéral, mardi, en conférence de presse à Tubize. "Je sens que le sentiment de revanche est fort ici. Nous sommes capables de les battre, il faut avoir confiance. J'ai regardé les résultats de la France, c'est un peu moins bon ces derniers temps, mais ils restent dangereux. Dans un grand match, ils voudront regagner pour confirmer qu'ils sont toujours là. Ce sera un beau match", pense Foket, qui souligne qu'il y a "de grands joueurs dans les deux équipes, peut-être même les plus grands talents du monde. Il ne faut pas grand-chose pour motiver les joueurs. Ils ont gagné la Coupe du monde, et nous sommes prêts à montrer qu'on peut réaliser quelque chose contre les grandes équipes."

Foket a été rappelé pour pallier l'absence de Thomas Meunier, blessé au genou. "C'est un peu particulier pour moi, Thomas s'est blessé et j'ai eu la chance de rejoindre le groupe. Je peux être fier d'être dans une sélection de 23 joueurs. Si j'ai une petite occasion de jouer, je donnerai tout."

Foket estime que cette sélection est différente de celle pour un amical ou un match de qualification. "C'est une sélection de 23, comme pour un Euro ou un Mondial. C'était difficile d'y faire partie. Et les adversaires de la Ligue des Nations, c'est du sérieux. Ce niveau, cette intensité... C'est quand même un autre niveau qu'un match de qualification ou un match amical."

Foket, 27 ans, évolue depuis 2018 à Reims. "Jouer en France m'a appris à penser plus comme un défenseur, notamment car on joue à quatre derrière", confie le latéral. "C'est un bon championnat pour les défenseurs car il y a beaucoup de duels, tu peux montrer que tu es fort, costaud, bon dans les duels de la tête. C'est vu comme un championnat physique et je connais deux, trois défenseurs qui jouaient avec moi qui ont obtenu un bon transfert ensuite. C'est un championnat avec beaucoup d'attaquants rapides, qui cherchent le un contre un. A ce niveau-là, j'ai progressé, tu dois rester concentré tout le match. En Belgique, je me retrouvais souvent dans le compartiment offensif."

En Ligue 1, il a notamment eu l'occasion d'affronter Kylian Mbappé, l'attaquant vedette de l'équipe de France. "Personne n'a la recette pour l'arrêter", a souri Foket. "Il est rapide, très fort en un contre un. Il ne faut pas abandonner quelqu'un à son sort. Nous devons essayer de nous entraider autant que possible pour l'arrêter."