La cheffe du Parti vert du Canada Annamie Paul, dont le parti a subi une déroute aux législatives la semaine dernière et qui a échoué à se faire élire, a annoncé lundi sa démission et son retrait de la vie politique.
"Cela a été extrêmement douloureux. Cela a été la pire période de ma vie", a affirmé celle qui fut la première femme noire à la tête d'un parti fédéral.

En difficulté avant même le début de la campagne électorale, les Verts ont été fragilisés ces derniers mois par des problèmes d'unité, d'image et de finances.

À la tête des Verts depuis un an, Annamie Paul, avocate spécialisée dans les questions internationales, a tenté de se faire élire dans la plus petite circonscription du Canada et la plus densément peuplée : Toronto-Centre. Mais la politicienne de 48 ans a terminé en quatrième position avec seulement 8,5% des voix.

"Quand j'ai été élue (à la tête du parti), j'ai brisé un plafond de verre. Ce que je ne savais pas, c'est que le plafond de verre allait me tomber sur la tête et que j'allais devoir marcher sur les éclats tout au long du mandat comme cheffe", a-t-elle affirmé, ajoutant "ne pas regretter" d'avoir mené ses troupes jusqu'au jour du vote malgré les "énormes" difficultés des derniers mois.

Annamie Paul était devenue le 3 octobre 2020 la première femme noire à diriger un parti fédéral au Canada, succédant ainsi à Elizabeth May, qui a dirigé le parti vert du Canada pendant 13 ans.

Sur le plan national, sa formation a également essuyé une cuisante défaite lors des législatives du 20 septembre en n'élisant que deux seuls députés sur 338 à la Chambre des communes.

Cette formation politique, relativement marginale depuis sa création il y a 38 ans, s'est classée au sixième rang du vote populaire avec seulement 2,3% des suffrages, derrière le Parti populaire du Canada (PPC, droite).