Kim Mestdagh : "Il n'y a pas eu beaucoup de temps pour récupérer, car nous avons une année chargée devant nous"

Ceux qui pensaient qu'avec la fin de l'été sportif chargé il y aurait un moment de repos pour de nombreux athlètes se sont trompés. C’est le cas de Kim Mestdagh. La Belgian Cat a remporté le bronze à l’Euro avec les basketteuses belges et atteint les quarts de finale des JO de Tokyo. Mais reposée ou non, la nouvelle saison arrive déjà.

Mercredi 4 août. Les Belgian Cats flirtent avec une place en demi-finale des Jeux olympiques de Tokyo. Lors d'un quart de finale équilibré contre le Japon, pays hôte, les basketteuses belges ne sont pas passées loin de rejoindre le top 4. Elles menaient à 37 secondes de la fin mais 12 secondes plus tard, les Japonaises ont réussi un spectaculaire panier à trois points. Un dernier tir a suivi pour les Cats, mais Kim Mestdagh a vu son ultime tentative manquer le panier. La Belgique a perdu par seulement 1 point. Les débuts olympiques phénoménaux des Belgian Cats se sont terminés avec un goût amer.
 
"Combien de fois ai-je revu cette action ?", s'est demandée Mestdagh dans une interview accordée à Proximus Pickx. "Eh bien pour être honnête : zéro. Peut-être que c'est pour plus tard, ou jamais (rires). J'aurais aimé marquer le point. Bien sûr, tu te sens mal à propos de ça. Heureusement, nous avons pu revoir le match calmement et dans son intégralité. On a tout donné dans les cinq dernières minutes. Et c'est dommage après un si bon match. Avant, nous rêvions d'une place en quarts de finale, mais vu le tirage au sort, nous aurions tout aussi bien pu être en demi-finale. Et ça nous a laissé un arrière-goût décevant."

De grandes ambitions avec Schio

Trois jours à peine après le quart de finale perdu, les Belgian Cats étaient de retour sur le sol belge. Il était temps de penser à autre chose, car la nouvelle saison approchait à grands pas. Kim Mestdagh avait déjà décidé de signer pour un an avec l'équipe italienne de Schio. "Le tableau global est bon", dit-elle. "D'une part, Schio est un club avec beaucoup d'histoire et les attentes sont élevées, mais d'autre part, c'est un club très familial."
 
Deux jours à peine après l'atterrissage de Mestdagh à Zaventem, son club a déjà commencé à préparer la saison à venir. Les 21 et 22 septembre, Schio doit se qualifier pour l'Euroleague, le tournoi le plus important d'Europe au niveau des clubs. Mestdagh elle-même a pu profiter d'une dizaine de jours de repos avant de rejoindre le groupe. "Pour être honnête, je ne suis pas encore totalement remise. Mais malheureusement, il n'y a pas d'alternative. C'est à moi maintenant de prendre soin de mon corps du mieux que je peux", a déclaré la joueuse.
 
Schio aura certainement besoin d'une Mestdagh en forme. Parce que les ambitions du club du nord de l'Italie sont très élevées. "Seul le titre compte, rien de moins", affirme notre compatriote. "La saison dernière, nous avons perdu de justesse la finale des play-offs lors du cinquième et dernier match. Cela s’est donc joué jusqu’au bout. La victoire en coupe a été un joli lot de consolation. Le 3 octobre, nous reprenons le championnat, mais avant cela, nous devons nous qualifier pour l'Euroleague. Nos adversaires, Valence et Bourges, ne sont pas des moindres. Mais nous ferons tout pour atteindre l'Euroleague. "

Dans la continuité avec les Cats

Avec les Belgian Cats, elle a remporté le bronze à l’Euro 2017 en République Tchèque, a terminé quatrième à la Coupe du monde 2018 et a de nouveau décroché le bronze au dernier Euro en France et en Espagne, fin juin. La prochaine étape sera la qualification pour l’Euro de 2023 qui se déroulera en Slovénie et en Israël. "Il est extrêmement important que nous restions présentes lors des grands tournois. Manquer une qualification peut avoir un impact énorme sur les années à venir. Il est donc très important qu'il y ait une continuité", a appuyé la fille du sélectionneur.
 
Les Cats devront maintenant essayer d'atteindre leurs objectifs sans le soutien d'Ann Wauters. L'élimination des Belgian Cats aux Jeux Olympiques a également marqué la fin de carrière professionnelle de Wauters. Une grande perte pour le monde du basket belge. "Personne dans notre équipe ne peut ou ne pourrait faire preuve de l'expérience dont Ann dispose", souligne Kim Mestdagh. "Elle était l'une des meilleures joueuses du monde avant le boom de tous les médias sociaux. Peut-être que la jeune génération la connaît un peu moins à cause de cela, mais je peux vous garantir que c'est Ann qui nous a ouvert des portes. Elle était plus qu'un personnage important dans notre histoire."

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