Victorieuse logiquement de l'Estonie, la Belgique a fait une nouvelle fois étalage de toute sa classe sur le front de l'attaque. Derrière, par contre, les Diables Rouges ont, comme trop souvent ces derniers temps, inquiété par leur fébrilité.
Une mauvaise habitude. Depuis l'entame des qualifications pour la Coupe du monde, la Belgique a déjà été menée au score à trois reprises en quatre rencontres. Hier encore, en effet, les Diables Rouges ont été surpris dès le début du match par une équipe d'Estonie surprenante de volonté. Heureusement, les troupes de Roberto Martinez ont, à chaque fois, réussi à revenir au score et, sauf en République tchèque, à inverser complètement la tendance pour l'emporter. Malgré tout, cette situation n'est pas sans rappeler les deux derniers grands tournois où nos compatriotes avaient payé un lourd tribut pour leurs errements défensifs.

Kait imite Insigne

Ce jeudi, il a fallu seulement deux minutes pour que nos difficultés ressurgissent. Une mauvaise passe d'Alexis Saelemaekers, un Hans Vanaken en retard et un Toby Alderweireld à reculons ont permis aux supporters estoniens de se dresser comme un seul homme. Alors, certes, la frappe de Mattias Kait était imparable pour Thibaut Courtois mais le milieu de terrain n'aurait jamais dû se retrouver dans une position si avantageuse. Ce but fait évidemment penser à celui inscrit par Lorenzo Insigne à l'Euro lorsque l'attaquant de Naples s'était introduit beaucoup trop facilement dans notre défense avant de crucifier notre portier national.

Comment peut-on expliquer une telle passivité ? Par le côté trop tendre de nos Diables ? Sans aucun doute. Au championnat d'Europe, Youri Tielemans, déjà averti, n'avait pas fait la faute nécessaire. Ici, c'est Hans Vanaken qui aurait dû annihiler l'attaque estonienne. Ce vice qui sied tant aux grandes nations dans les moments importants doit impérativement devenir une arme de notre équipe dans les mois qui viennent sous peine de connaître encore de cruelles désillusions.

Un manque de complémentarité

Certains observateurs optimistes avanceront cependant que la défense n'était pas au complet avec les absences de Thomas Meunier, Timothy Castagne, Thomas Vermaelen et Jan Vertonghen. Les deux derniers cités ont encore prouvé par leur absence toute leur importance et, surtout, que la complémentarité ne se gagne pas facilement. Ce genre de rencontre ne peut également que servir à des joueurs comme Jason Denayer et Dedryck Boyata qui devront bientôt épauler et guider la jeune garde.

Si le match face à la République tchèque, de par son enjeu, ne sera pas au temps des expérimentations, le futur duel contre la Biélorussie pourrait permettre de tenter une autre approche. Zinho Vanheusden, par exemple, pourrait recevoir sa chance dans un autre contexte qu'un match amical. Peut-être qu'Albert Sambi Lokonga pourrait également montrer un peu plus qu'il peut soutenir cette défense tant incriminée. Un mois nous sépare encore de la première grosse échéance face à la France en Ligue des Nations et ces prochains jours pourraient encore redistribuer les cartes au sein de notre arrière-garde.

Suivez les matchs des Diables Rouges face à la République tchèque (dimanche 5 septembre, 20h20) et le Belarus (mercredi 8 septembre, 20h20) en direct sur La Une ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !