Julie Allemand s’est imposée comme l’un des piliers de l'équipe nationale de basketball féminine depuis plusieurs saisons. Retour sur le parcours et la formidable ascension de la “meilleure meneuse d’Europe” selon Tony Parker.

Née en 1996 dans une famille de basketteurs avec un père arbitre et une mère joueuse, c’est surtout grâce à son grand frère que Julie Allemand se met à pratiquer le sport. À l'âge de 4 ans à peine, la jeune Liégeoise s’amuse avec le ballon à côté du terrain où son frangin s’entraîne ou s'échauffe pour ses matchs.

La jeune fille se lance dans l’aventure et se fait rapidement remarquer dans son club d’Alleur, où elle évolue avec des garçons. À 16 ans, elle file pour deux saisons au Point Chaud Sprimont, qui évolue en division 1 dames. Avec ce club, la meneuse découvre l'EuroCup et sera élue par ses paires Espoir de l’année.

Un passage réussi en WNBA

En 2014, Julie Allemand rejoint les rangs de Castors Braine où, en trois saisons, elle écrit les premières lignes de son palmarès, remportant notamment trois titres de championne de Belgique et deux Coupes de Belgique. Elle poursuit sa belle ascension et, à 21 ans, cède aux sirènes étrangères. Elle pose ses valises au LDLC ASVEL, le club lyonnais dirigé par Tony Parker, où elle reste également trois saisons.

Après un court passage à Montpellier, elle fait le grand saut vers la WNBA en 2020 lorsqu’elle signe pour le Fever de l'Indiana, qui l’avait déjà draftée en 2016 en 33e position. Aux Etats-Unis, la Liégeoise profite de l’absence de la meneuse titulaire pour s’imposer dans l’effectif. Elle sera élue dans l'équipe All-Stars des rookies à la fin de la saison.

Entre-temps, Julie Allemand est évidemment devenue un pilier des Belgian Cats, qu’elle intègre lors des qualifications pour l’Euro 2017. Avec l’équipe nationale, la meneuse a notamment décroché une médaille de bronze lors du dernier Euro en juin dernier. Ses excellentes performances lui ont d'ailleurs valu d’être élue dans le meilleur cinq du tournoi.

"Meilleure meneuse d'Europe"

Avec ses compatriotes, Julie Allemand n’a pu faire mieux qu’une 7e place aux Jeux de Tokyo en août dernier pour leur première participation olympique. La Liégeoise y a particulièrement brillé à titre individuel, puisqu’elle a terminé 2e au classement des assists.

En attendant ses prochains défis avec les Cats, la joueuse de 25 ans reprendra du service à Lyon cette saison. Quatre ans après avoir quitté la Belgique, Julie Allemand effectue en effet son retour à LDLC ASVEL, avec qui elle a été championne de France en 2019 et où elle a signé un contrat de quatre ans.

La meneuse y retrouvera donc le président du club Tony Parker, depuis longtemps en admiration devant les qualités et la progression de la Belge. “Son parcours est une grande fierté. C'est important pour moi d'avoir les meilleures joueuses à chaque poste pour faire grandir le club et répondre à nos ambitions. Pour moi, Julie est la meilleure meneuse en Europe", estime l'ancien joueur NBA des Spurs de San Antonio. Rien que ça!