Avec trois matches en sept jours, le calendrier des Diables Rouges est bien rempli en cette rentrée. L'Estonie, la République tchèque et le Belarus attendent la Belgique pour des matchs de qualification pour la Coupe du monde 2022. Si le sélectionneur Roberto Martinez doit toutefois déplorer de nombreuses absences, il n'estime pas qu'il soit nécessaire d'apporter dans grands changements. 

On pouvait se demander si le coach national allait revoir complètement sa copie après l'élimination prématurée de la Belgique en quarts de finale de l’Euro. Après tout, c’était la première fois que l'entraîneur était critiqué depuis sa nomination, en 2016. Sa politique de sélection des joueurs, notamment, avait été mise en cause. La question était la suivante : "Faut-il procéder au grand renouvellement, maintenant que la génération dorée arrive en bout de course?".

La réponse de l'Espagnol est à la fois oui et non. Ainsi, Hannes Delcroix (finalement blessé), Zinho Vanheusden, Alexis Saelemaekers, Albert Sambi Lokonga et Doki Lukebakio ont été rappelés pour le rassemblement de septembre. Idem pour Yari Verschaeren et Charles De Ketelaere, qui joueront d'abord avec l'équipe U23 avant de rejoindre l'équipe A pour le troisième match contre le Belarus.

Aucun changement nécessaire

Si la plupart de ces jeunes joueurs ont été repris, c’est surtout en raison de l’absence de plusieurs cadres. Thomas Vermaelen n’est pas autorisé à rentrer en Belgique à cause des mesures de quarantaine imposées par le Japon. Nacer Chadli, Jérémy Doku, Dries Mertens, Thorgan Hazard et Kevin De Bruyne sont blessés. Simon Mignolet, quant à lui, est laissé au repos, car Martinez préfère lui laisser du temps pour récupérer de sa blessure au genou. 

Ainsi, le coach s'en tient dans les grandes lignes à sa sélection de l’Euro. "Je pense que les changements doivent être effectués sur le terrain. Si j’analyse notre dernier tournoi en mettant mes émotions de côté, à part notre défaite contre l'Italie, il y a eu de bonnes performances. Donc, dans l'ensemble, je dois être satisfait. Pour effectuer des changements, il faut une bonne raison. Si vous ne regardez que l'âge, il est facile de prendre de mauvaises décisions. Je pense que la transition devrait se faire naturellement", estime Martinez.

Pour le sélectionneur, le temps n’est donc pas aux expérimentations. Après ce triptyque de qualifications pour le Mondial, les Diables enchaîneront, début octobre, avec le Final Four de la Ligue des Nations. Ils y affronteront la France en demi-finale, en espérant rejoindre l’Espagne ou l’Italie pour l’ultime match. Ensuite, il faudra se concentrer sur la Coupe du monde Qatar, qui aura lieu dans un peu plus d’un an. 

Grande victoire attendue contre l'Estonie

La Belgique occupe actuellement la tête du groupe E avec sept points, après ses victoires contre le Pays de Galles et le Belarus et le partage en République tchèque. Le 2 septembre, notre équipe jouera à l’extérieur contre l’Estonie. Les Diables recevront ensuite la République tchèque le dimanche 5 septembre, avant de conclure avec un voyage en Biélorussie le 8 septembre.

Le premier adversaire, l'Estonie, a jusqu’ici réalisé de piètres résultats: une lourde défaite à domicile contre la Tchéquie (2-6), suivie d’une autre contre le Bélarus (4-2). Notre sélection ne doit donc pas s’attendre à une forte résistance de la part de cette équipe dont la plupart des joueurs évoluent au pays. Attention cependant à deux jeunes talents, Karl Hein et Maksim Paskotsi, qui se forment en ce moment dans les équipes jeunes d’Arsenal et Tottenham, en Premier League.