Les Belgian Cats affrontent le Japon, chez lui à Tokyo, pour une place en demi-finales des Jeux Olympiques mercredi (10h20) à la Super Arena de Saitama.
Pour sa première participation, la Belgique a rejoint les quarts de finale du tournoi olympique de basket féminin avec deux victoires sur trois en phase de groupes. Face aux Japonaises, championnes d'Asie et déjà quarts de finaliste à Rio en 2016, "le coup est jouable", a estimé Philip Mestdagh, le sélectionneur national, "mais il va falloir que tout roule dans le bon sens". 

Le Japon lui ne doute rien. "Mon objectif est la médaille d'or" avait lâché Tom Hovasse, le coach américain des 'Akatsuki Five" après la victoire surprise contre la France (74-70) en match de poule en ouverture. "Je sais que les gens en dehors de l'équipe en doutent, mais il y a cinq ans lorsque j'ai accepté ce job, j'ai dit que je voulais gagner la médaille d'or et que je voulais jouer contre les USA en finale pour le titre olympique." En match de groupe, les Japonaises se sont inclinées aussi face aux Américaines (69-86) avant de dominer le Nigéria (102-83). Elles inscrivent un minimum de 10 paniers à trois points par rencontre. "A nous de saboter leur rêve", a répondu Philip Mestdagh, soulagé de pouvoir compte sur Kim Mestdagh, victime d'un violent coup de pied malencontreux à la gorge en fin de match contre la Chine lundi.

Mais la Belgique connaît bien le Japon pour l'avoir jouée à Ostende dans le tournoi de qualification olympique en février 2020. Devant 5.000 spectateurs, la partie avait permis aux Belgian Cats de mettre un pied aux JO, les deux ensuite face à la Suède en clôture. Après un revers contre le Canada, les Belges avaient su réagir en l'emportant 92 à 84 face aux Nippones au jeu si atypique. La Belgique avait ainsi pu prendre sa revanche après une défaite en prolongation (77-75) lors du deuxième match de poule à la Coupe du monde à Tenerife en 2018. 

Entre les deux, Belges et Japonaises s'étaient affrontées en match de préparation, lors d'un premier stage olympique à Mito en 2019. Le Japon l'avait emporté à deux reprises, tout comme en match de préparation le mois dernier à Saitama 84-76, le 15 juillet. Les Japonaises avaient dominé des Belgian Cats en manque de rythme. Leur premier duel date lui de 1987 dans un tournoi à Taiwan avec une victoire du Japon (50-62).

"C'est jouable,", a estimé Philip Mestdagh, "mais il faut pour cela que tout roule dans le bon sens. Nous avons une chance, mais il faudra être bon. Le Japon pratique en effet un basket atypique. Il va falloir stopper un maximum de leurs actions de jeu. Elles ont peu de taille, mais ce sont des joueuses très adroites. Rapides et explosives. Elles jouent à cinq en périmètre."

Avec moins de puissance physique que la Chine peut-être, les Japonaises sont en effet rapides et adeptes du tir à trois points avec des stats impressionnantes dans le domaine (19/39 contre le Nigeria, 10/38 contre les USA et 11/27 contre la France). Elles peuvent compter notamment sur Maki Takada, mais aussi sur Rui Machida, leur meneuse, auteur de 15 assists contre le Nigéria, soit un record égalé de passes décisives (15 aussi pour l'Américaine Teresa Weatherspoon en 1996 à Atlanta). 

Rui Machida domine d'ailleurs le classement particulier des assists avec déjà 37 caviars (12,3 par match) devant l'Américaine Sue Bird et l'Espagnole Cristina Ouvina (7,7) et Julie Allemand (7,3). Emma Meesseman reste, elle, la meilleure joueuse du tournoi après trois matches avec 27,3 points de moyenne et avec la meilleure évaluation moyenne de 36,7.