Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a déclaré lundi ne pas exclure d'intenter des procès pour corruption contre ses prédécesseurs, en dépit de la faible participation à un référendum visant à décider de pareilles poursuites.
"Cela n'exclut pas la possibilité de procès, les autorités ont le droit d'agir à tout moment en matière judiciaire dès lors qu'il y a des preuves et des éléments", a déclaré M. Lopez Obrador (dit AMLO).

Les règles du référendum, qui s'est tenu dimanche, exigent un taux de participation d'au moins 40% des listes électorales pour que la décision soit contraignante.

Mais seulement 7,07 à 7,74% des 93,6 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, soit 6,74 millions de personnes, selon un décompte provisoire de l'Institut national électoral (INE).

"En tout cas, c'est important", a souligné M. Lopez Obrador, qui a qualifié ce taux de participation de "triomphe".

Selon les chiffres de l'INE, 89,3 à 96,2% des électeurs ont voté "oui", tandis que le "non" a enregistré un soutien de 1,38 à 1,58%.

Au Mexique, les ex-présidents peuvent être jugés comme n'importe quel autre citoyen, car ils perdent leur immunité en quittant leurs fonctions, et les critiques ont affirmé que le référendum était inutile.

Actuellement, aucun ancien président ne fait l'objet d'une procédure.