Pieter Devos était évidemment très heureux d'avoir pu rejoindre l'équipe de jumping aux Jeux Olympiques de Tokyo, même avec le statut de réserviste. Il a bénéficié le 21 juillet du forfait de Yves Vanderhasselt dont le cheval Jeunesse n'était plus en mesure de concourir. Champion d'Europe 2019, il n'avait pas été retenu en raison de résultats moins convaincants cette saison. "Le nouveau format de compétition fait que le remplaçant peut jouer un rôle très important ici", a souligné le N.1 belge dans la hiérarchie mondiale (11e), dimanche au Village olympique lors d'une rencontre de presse. "S'il le faut je serai prêt."
Les épreuves de saut d'obstacles à Tokyo débuteront par l'épreuve individuelle mardi (qualifications) et mercredi (finale avec les 30 meilleurs de la veille et tout le monde repart à zéro). Après une journée de repos, la compétition par équipes, le grand objectif de la Belgique à Tokyo, débutera vendredi par les qualifications. Les vingt nations présenteront trois cavaliers et tous les résultats seront pris en compte. Avec deux ou peut-être trois parcours en raison d'un barrage éventuel dans les jambes il n'est pas impossible qu'un cheval doive renoncer à l'épreuve par nations d'où l'importance du réserviste. A l'issue des qualifications, les dix meilleures équipes disputeront la finale samedi. Là encore les compteurs seront remis à zéro. Un changement dans une équipe ne peut intervenir entre les deux journées que par décision vétérinaire.
Devos a reconnu que sa non-sélection avait été une "énorme déception. Voilà près de deux ans que je suis parmi les deux meilleurs Belges et dans le Top 10 mondial, donc ne pas être repris a été douloureux. Mais je comprends. Nous vivons avec des animaux. Nous n'avons pas tout en main. Mon cheval (Claire Z) n'a pas été à 100% en forme, mais les dernières épreuves, après la sélection, ont montré qu'il avait retrouvé son niveau."