Cette nouvelle édition des JO est exceptionnelle à plus d’un titre. Mais l’une des grandes nouveautés à retenir, c’est que les Jeux n’ont jamais été aussi proches de l’égalité entre les hommes et les femmes. Certes, il reste encore beaucoup de progrès à faire, mais les avancées sont visibles. 

Pour la première fois de leur histoire, les JO ont atteint la quasi parité chez les athlètes. Cette année, le taux de femmes s’élève à 49 %. C’est mieux qu’à Londres 2012 (44,2 %) et qu’à Rio 2016 (45,6 %). La progression est donc constante et l’égalité est presque une réalité.

C’est d’ailleurs un voeu officiellement exprimé par le Comité olympique international: en 2014, l’instance s’est fixée comme objectif de parvenir au plus vite à une parité parfaite. Si elle n’est pas encore effective cette année, le CIO veut tout faire pour que ce soit le cas pour Paris 2024.

En prolongement de Londres

Ces dernières années, de gros efforts ont été faits en faveur de l’égalité des genres. À ce titre, les Jeux de Londres furent un tournant. En 2012, pour la première fois en 125 ans, chacune des 204 délégations comptait au moins une femme. Jusque-là, plusieurs pays refusaient d’envoyer des athlètes féminines aux Jeux. Mais le CIO a poussé ces nations à faire marche avant et à inclure des femmes dans leur sélection. Les Jeux de Londres étaient également les premiers où les femmes participaient à tous les sports du programme. 

Tokyo a encore innové. Le CIO a ajouté plusieurs disciplines qui font la part belle aux sportives. D’une part, les cinq nouveaux sports ajoutés au programme (comme le baseball/softball, le karaté ou le surf) proposent tous des épreuves pour les femmes. D’autre part, le calendrier compte plus d’épreuves mixtes: des épreuves par équipe en judo, des relais en athlétisme, du double mixte en tennis de table, etc. Les épreuves mixtes sont désormais au nombre de 18, soit le double de Rio. 

Enfin, au rayon des gestes symboliques, les organisateurs ont invité chaque pays à désigner un homme et une femme comme porte-drapeaux. 

Un long chemin

Évidemment, toutes ces avancées ne sont pas encore suffisantes. On ne rappellera jamais assez le gouffre qui sépare les hommes et les femmes dans le sport, que ce soit en termes de rémunération, de médiatisation ou de ressources. Cette année encore, à Tokyo, quelques épreuves demeurent exclusivement masculines, à savoir le décathlon et le 50 kilomètres marche. À l’inverse, la natation synchronisée et la gymnastique rythmique ne sont ouvertes qu’aux femmes. 

Néanmoins, les améliorations sont visibles. Rappelons qu’en 1996, aux Jeux d’Atlanta, la proportion de femmes n’était que de 34%… Tokyo est donc une étape de plus sur la voie de l’égalité totale. Les acquis sont positifs, mais il faut déjà se tourner vers Paris 2024, avec de nouveaux objectifs, encore plus ambitieux.  

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