Quinn Simmons, 20 ans et vainqueur à Erezée de sa première victoire chez les professionnels, est le nouveau leader du Tour de Wallonie. Capable de tout faire, ou presque, il se dit bon dans tous les exercices, sauf peut-être les sprints massifs et la très haute montagne. Il compte même s'attaquer aux pavés de Paris-Roubaix en fin de saison. Champion du monde juniors en 2019, il est arrivé chez Trek-Segafredo en 2020. Son équipe l'avait suspendu pour des propos politiques polémiques sur twitter, en soutien, notamment, à Donald Trump. Simmons s'était classé, pour sa première année professionnelle, 6e de la Bretagne Classic et surtout 2e du Tour de Hongrie. Jeudi, il a levé les bras lors de la 3e étape du rendez-vous wallon.
"C'est un grand coup", a expliqué Simmons. "La dernière fois remonte à mon succès au Mondial en 2019. Mes équipiers ont pris le contrôle de la course à 60 kilomètres de l'arrivée et on s'y est mis à fond. La confiance était totale dans nos rangs. Cette victoire est un grand soulagement. Cela faisait deux ans que je l'attendais. Je savais que mon sprint est toujours bon après une grosse journée comme celle-ci et j'ai donc battu aisément Stan Dewulf. L'objectif est bien sûr de conserver le maillot de leader du classement général, c'est la priorité, et les autres, ceux du meilleur jeune et par points."

Simmons avoue ne pas avoir vécu une bonne première année chez les professionnels. "Il y a eu le coronavirus, j'ai aussi fait beaucoup d'erreurs dans ma préparation en passant des juniors au World Tour. J'ai beaucoup travaillé, j'ai ainsi regagné la confiance de mon équipe. Je cherche encore quel type de coureur je suis. Je suis né à 2.000 mètres d'altitude, je sais que je sais grimper et j'y travaille, je suis bien dans les classiques. Je vais ainsi me lancer dans Paris-Roubaix, ce sera une première: nous avons des gars dans l'équipe qui peuvent gagner et d'autres qui peuvent jouer un rôle."

Simmons disputera le prochain Tour de l'Ain (Fra), en principe le Tour d'Espagne et les Mondiaux de Louvain avant de finir à Roubaix. "Je ne suis pas encore certain de la catégorie dans laquelle je disputerai les mondiaux. Je pourrais y aller pour le maillot arc-en-ciel en U23, après celui que j'ai conquis chez les juniors."