‘Slow Crush’, les héritiers du shoegaze

‘Slow Crush’ est un groupe encore méconnu en Belgique, mais qui fait fureur à l’étranger. Leur style fait penser au rock des années 90, notamment grâce à ses similitudes avec un genre enfoui dans l'histoire du rock, le shoegazing. Proximus Pickx vous présente ce groupe ‘made in Belgium' aux sonorités britanniques qui sera présent au Pukkelpopkwartier ce vendredi !

Une nouvelle génération de shoegazers apparaît depuis une dizaine d’années. Ce sous-genre musical de rock alternatif s’approprie les caractéristiques des groupes comme ‘My Bloody Valentine’, 'Slowdive' ou 'Lush'. Au milieu des années 90, la presse britannique nomme ce style ‘shoegazing’ car les musiciens sur la scène donnent l’impression de contempler leurs chaussures quand ils jouent. En vérité, ils appuient sur une pédale d’effets qui amplifie le son de leur instrument.

Ce nom relève plus de l’esthétique que de la musique en tant que telle. Il s’agit d’un mur du son construit sur des percussions de batterie ou de guitare. Moins le son est naturel et plus il fait penser à du bruit (travaillé bien sûr), au mieux c’est. La voix vient contraster l’instrumentalisation brute par des 'vocals' légères, suaves et mélancoliques, pleines de rêves. L’attitude et les sonorités du shoegazing ont donné le ton à de nombreux autres styles comme le brit pop, le grunge, le cold-wave, etc. 
 

‘My Bloody Valentine’ en guise de précurseur

Derrière le ‘shoegaze’, il y a pourtant tout un tas de précurseurs qui se cachent. Le groupe emblématique des années 80, ‘The Jesus and Mary Chain', a aussi bien influencé le sous-genre dans l'attitude adoptée par les rockeurs que dans sa musicalité. C’est le style de groupe tout à fait capable de jouer dans le noir complet, le dos tourné à la foule déchaînée d’un concert. Ce manque de communication avec le public nous rappelle la contemplation des chaussures des ‘shoegazers’. D’un point de vue musical, on est sur quelque chose de très bruyant mélangé avec des mélodies pop. Un contraste évident du genre.

Pourtant, c’est le célèbre groupe ‘My Bloody Valentine’ qui est à l’origine de l'exploration du genre. Dans les années 90, le grunge et la britpop lui ont volé la vedette et l'ont envoyé aux oubliettes. C’est pour cette raison qu’une nouvelle génération le redéfinit en lui donnant un petit coup de jeune. De ce fait, de nouveaux groupes ont éclos depuis une dizaine d’années et ont redessiné son concept, citons ‘Tennis System’, ‘Gouge Away’, ‘Torche’ et enfin les Belges ‘Slow Crush’.


‘My Bloody Valentine’ en guise de précurseur

Remarqués par la BBC

Nos compatriotes ont fondé leur bande en 2016 sur le sol belge. À la tête du groupe et au chant, on retrouve Isa Holiday, une bassiste anglaise de Manchester qui a demandé aux guitaristes flamands Jelle Ronsmans, Jan Jouck et au batteur Steven Cammaerts d’expérimenter ensemble le shoegazing. Et ça fonctionne, puisque cette réincarnation musicale est diffusée pour la première fois sous forme d’un EP intitulé ‘Ease’. Assez bon pour attirer l’attention de la BBC, leur titre ‘Sway’ est alors émis sur les ondes britanniques. Et le groupe décolle de l’autre côté de la Manche. Chez nous, ils mettent plus de temps à se faire connaître. Mais ça ne les empêche pas d’être très bien notés sur les sites musicaux belges.

Promis à un brillant avenir, ils auront très bientôt l'occasion de nous émerveiller et de nous faire voyager sur le son de leur dernier album ‘Aurora'. Outre-manche, le titre ‘Tremble’ a particulièrement attiré l'attention du public. Malgré les critiques favorables, Slow Crush n'est pas encore un grand nom en Belgique. Cela pourrait toutefois changer après cet été. Le 6 août, leur nouveau single sera présenté au monde entier. Un nouvel album verra également le jour le 22 octobre. Le tout sera accompagné de quelques concerts, que nous ne manquerons pour rien au monde ! Pour débuter, vous pourrez les voir ce vendredi 20 août au Pukklepopwartier, la version alternative et Covid-free du festival. Pour les retardataires, les billets sont malheureusement déjà épuisés.



 

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