Les athlètes belges à suivre à Tokyo : Nina Derwael

Le 23 juillet, et avec un an de retard, les Jeux Olympiques de Tokyo débutent. Proximus Pickx vous propose de passer en revue les plus grands candidats belges aux médailles. Place aujourd’hui à la gymnaste Nina Derwael.

A 21 ans, notre fierté gymnique belge a déjà un beau palmarès. Nina Derwael a déjà décroché deux fois l'or aux Championnats du monde de Stuttgart et Doha en 2019 et 2018, et deux fois l'or aux Championnats d'Europe de Cluj-Napoca et Glasgow en 2017 et 2018. En outre, elle s'est également imposée aux Jeux européens de 2019 à Minsk, la Limbourgeoise ne doit pas cacher ses ambitions pour les Jeux Olympiques de Tokyo : ce sera l’or.
 
Elle a déjà participé aux Jeux de Rio en tant qu'athlète, à 16 ans, où elle a été le seul membre de l'équipe belge à se hisser en finale du concours général. Derwael a terminé à la 19e place, le meilleur résultat belge jamais obtenu dans cette discipline aux Jeux Olympiques. Elle a également réalisé des premières similaires avec ses autres médailles, puisqu'aux Championnats d'Europe 2017, elle a été la première Belge à obtenir une médaille dans ce tournoi. Lors des Championnats du monde de 2017 et 2019 également, elle a été la première Belge à remporter des médailles et même de l'or.

Préparation difficile

Contrairement aux dernières années pleines de succès, la gymnaste belge a traversé une période difficile récemment. Les deux entraineurs de l’équipe nationale ont été pris dans une tempête, accusé de harcèlement moral sur certaines gymnastes qui ont témoigné d’une trop grosse pression exercée pour obtenir des résultats. Contrairement à certaines de ses collègues, Nina Derwael est restée derrière Marjorie Heuls et Yves Kieffer. La fédération de gymnastique a ouvert une enquête mais les résultats ne seront dévoilés qu’après les Jeux : la performance olympique passe avant tout. C'est différent aux Pays-Bas, où l'entraîneur national et père de deux gymnastes olympiques, Vincent Wevers, ne sera pas du voyage à Tokyo.
 
Pour l’équipe belge, les performances et les chances de médailles de nos gymnastes sont primordiales ces semaines-ci. Derwael ne se considère toutefois pas comme une favorite. Dans une interview accordée au Het Nieuwsblad, elle se défendait d’avoir ce statut. "Je ne suis pas concernée par un statut de favorite et je ne sais pas si c'est si important. C'est très difficile de dire si je suis le grand favori aujourd'hui. Je suis l'une des favorites mais nous sommes quelques-unes."

Viser l'or

Touchée par le covid, blessée à la cheville et perturbée par l'agitation autour de ses entraîneurs, la préparation aux Jeux de Tokyo n'a pas été sans problème pour Nina Derwael. C'est surtout la quarantaine après l'infection qui a jeté le trouble sur les préparatifs : "Ce fut une année très difficile pour tous les athlètes, y compris pour moi. Mais nous avons essayé de le faire aussi bien que possible et je me sens prête à partir." Pour l'instant, on ne sait pas encore sur quel exercice Derwael s’alignera. Elle ne décidera de ça que juste avant sa compétition. La gymnaste participe également au concours général. "Je suis contente de pouvoir faire les quatre appareils. Je suis également satisfaite des progrès que j'ai réalisés au cours de l'année écoulée. Cela me rend plus compétitive que par rapport aux championnats du monde d'il y a deux ans. (Elle a terminé cinquième à l'époque, ndlr)."
 
Lors de la dernière compétition avant les Jeux, le Flanders International Team Challenge au Topsporthal de Gand fin juin, Derwael a remporté l'or à la poutre. Elle a obtenu 14,900 points après un exercice d'un niveau de difficulté de 6,6. On peut donc considérer que les chances de médaille de Derwael sont élevées, même s'il faudra attendre de voir dans quelle mesure les problèmes de l'année dernière ont affecté sa préparation. Derwael s'est rendue à Tokyo le mercredi 14 juillet avec une délégation de 34 autres athlètes dont les frères Borlée, la judoka Charline Van Snick et les triathlètes Jelle Geens et Marten Van Riel.

Info

Voir tout

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top