Roberto Martinez a fait l'analyse de son Euro 2020 qui s'est terminé vendredi dernier en quarts de finale après une défaite contre l'Italie à Munich (2-1). L'Espagnol ne regrette rien. "Aucun choix n'est un pari. Ils découlent tous de raisonnements réfléchis. Il y a toujours une raison derrière chaque décision", a assuré Martinez, connu pour sa minutie et son professionnalisme.
"La principale décision que j'ai dû prendre lors de ce tournoi est celle du joueur qui devait remplacer Eden Hazard contre l'Italie. J'ai pensé que c'était la meilleure", a dit le technicien jeudi en visioconférence de presse en évoquant la titularisation de Jérémy Doku. Martinez a insisté sur le fait que le Rennais avait signé une "performance de premier choix". "Nous avions besoin de fraicheur, l'âge n'est jamais entré en ligne de compte."

Depuis son arrivée à la tête des Diables Rouges, le technicien a progressivement bâti un système et une animation. S'il a adopté une approche quelque peu plus défensive depuis quelques mois, il n'a pas modifié en profondeur son système. "Je pense que les équipes qui nous affrontent ne jouent pas de la même façon qu'avant (en comparaison au Mondial 2018, ndlr). Je crois que nous ne perdons pas la bataille du milieu de terrain contre l'Italie. Les matches se jouent à très peu de choses. Nous avons eu des opportunités mais Donnarumma (le gardien italien, ndlr) a été déterminant. L'Italie était peut-être un peu plus fraîche après avoir joué ses trois premiers matches à Rome. Ils ont pu presser plus haut et plus intensément. De noter côté, nous n'avons pas pu leur faire mal là où on aurait pu le faire", a regretté Martinez, insistant sur le fait que son équipe a dû voyager à de nombreuses reprises. "Malgré tout, les joueurs n'ont jamais abandonné."

Après une phase de groupes ponctuée sur un bilan immaculé de neuf points sur neuf, et ce malgré une chaude alerte contre le Danemark, les Diables Rouges ont d'abord écarté in extremis le Portugal en huitièmes (1-0) avant d'échouer contre la Squadra Azzurra.

"Contre le Portugal, nous faisons une bonne entame de match et nous ne terminons pas assez bien. C'était différent face à l'Italie. Nous avons eu de bons moments en première mi-temps mais nous n'avons pas eu l'énergie et la dynamique requises. L'Italie est forcément un adversaire de taille, sa place en finale en est la preuve. Je crois que l'équipe n'a rien fait de mal. Nous avons eu de bons moments mais les attentes sont telles qu'il faut avoir 90 minutes de bons moments", a ajouté Martinez.

Le sélectionneur national n'a que trop rarement pu compter sur un effectif au complet lors du rendez-vous continental. Kevin De Bruyne, Axel Witsel et Eden Hazard sont revenus au fil du tournoi et Martinez a d'ailleurs vu son capitaine se blesser à la cuisse contre le Portugal et contraint de regarder la défaite des siens depuis la tribune de l'Allianz Arena. "Nous avons dû prendre énormément de décisions depuis le début du rassemblement et je suis content de tous les choix médicaux pris durant le tournoi."