Six jours après l'élimination de la Belgique, battue par l'Italie en quarts de finale de l'Euro vendredi dernier à Munich (2-1), Roberto Martinez s'est présenté devant la presse pour dresser le bilan du tournoi continental, confirmant qu'il restait bel et bien à la tête de l'équipe nationale.
Le Catalan, sous contrat jusqu'au Mondial 2022, qui arrive déjà à grandes enjambées, n'avait pas voulu évoquer son avenir dans la foulée de l'élimination. Jeudi en visioconférence de presse, il a mis les points sur les i. "Mon attention est déjà portée sur la suite des qualifications pour la Coupe du monde et le Final Four de la Ligue des Nations", a-t-il assuré.

"On a souvent évoqué mon futur, avant et pendant le tournoi, mais c'était très clair dans mon esprit. Il fallait simplement passer outre cette déception après l'élimination. C'est toujours compliqué de parler de ma situation personnelle car les joueurs sont au centre du projet qui consiste toujours à créer l'environnement le plus positif possible afin de faire évoluer le groupe."

L'Espagnol, en place depuis l'été 2016, ne possède qu'un regret après cet Euro, celui de ne pas avoir pu emmener son équipe en finale. "Tous les choix découlent de raisonnements réfléchis. Il y a toujours une raison derrière chaque décision. Je pense que nous avons effectué énormément de bonnes choses. L'attitude des joueurs a été incroyable, ils se sont engagés de manière exceptionnelle. Pour ça, ils auraient mérité d'aller à Wembley."

Les Diables sont à deux matches de décrocher leur premier trophée depuis 1920. En octobre, ils pourront se consoler lors du Final Four de la Ligue des Nations. Une victoire contre la France leur ouvrirait les portes d'une première finale depuis l'Euro 1980. Même s'il s'agit d'une compétition à la création récente, elle pourrait mettre du baume aux cœurs noir-jaune-rouge.