L’Italie remporte miraculeusement l’Euro 68

En 1968, l’Italie remportait ce qui reste à ce jour sa seule victoire dans un Euro. Ce ne fut toutefois pas une partie de plaisir pour y parvenir et la chance a eu un rôle primordial.

Le format actuel de l’Euro date de 2016. Entre 1996 et 2012, seules 16 équipes participaient à la phase finale, contre 8 entre 1980 et 1992 et même seulement 4 entre 1960 et 1976. La victoire de l’Italie en 1968 s’inscrit donc dans un contexte de tournoi extrêmement réduit puisqu’on ne disputait que les demi-finales et la finale sous forme de tournoi.
 
Les quatre nations qui sont qualifiées pour cette phase sont, outre l’Italie – qui accueille le tournoi -, l’URSS, la Yougoslavie et l’Angleterre. Cet Euro 1968 est d’une certaine manière l’Ouest contre l’Est car l’Italie défie l’URSS tandis qu’Angleterre et Yougoslavie jouent l’autre demi-finale.

En finale… par tirage au sort

Organisé du 5 au 10 juin, l’Euro 68 voit donc l’Italie ouvrir le bal face aux Soviétiques, à Naples. La rencontre est serrée, très serrée même. A tel point que personne ne parvient à marquer durant le temps réglementaire. On part alors pour 30 minutes de football en plus pour tenter de départager les deux pays mais, là encore, aucun but ne vient animer la rencontre.
 
A l’époque, quand le score est toujours à égalité au bout de 120 minutes de jeu, il n’est pas question d’une séance de tirs au but pour départager. Non, on la joue plus simple avec… un tirage au sort. C’est en effet à pile ou face que le nom du premier finaliste sera désigné. Et avec un peu (beaucoup) de chance, c’est l’Italie qui s’en sort bien.

Une double finale

Dans l’autre demi-finale, la Yougoslavie bat l’Angleterre et rejoint donc l’Italie en finale. C’est une déception pour les champions du monde en titre qui espéraient évidemment réaliser le doublé. La Yougoslavie jouera elle sa deuxième finale d’Euro, après celle perdue de 1960.
 
Pour l’Italie, la rencontre n’est pas simple et ce sont les Yougoslaves qui ouvrent la marque, grâce à Dzajic (39e). La nation des Balkans pensent enfin tenir son succès dans la compétition mais l’Italie égalise à la 80e (Domenghini). Plus aucun but ne tombera toutefois et les deux équipes sont donc contraintes de disputer des prolongations qui ne donnent rien et les envoient vers… un match d’appui. A l’époque, on ne procède pas à un tirage au sort lors d’une finale mais on joue plutôt un replay, à l’image de ce qui se fait en Angleterre lors de certains matchs de coupe.
 
Jouée deux jours plus tard, cette seconde finale tourne cette fois à l’avantage des Italiens qui gèrent mieux l’accumulation des matchs. Le sélectionneur italien procède à 4 changements dans son onze de base, là où le Yougoslave n’en effectue que deux. L’Italie en profitera pour s’imposer 2-0 grâce à des buts de Riva (entré dans l’équipe pour ce second match) et Anastasi.
 
Une fois de plus... tout est possible dans le sport !

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