Les matchs de légende: la République tchèque renverse les Pays-Bas lors d'un match fou

Le 19 juin 2004, soit à peine quelques jours après le début de l’Euro portugais, la République tchèque et les Pays-Bas se livraient un duel d’anthologie à Aveiro. Durant nonante minutes, l’Europe entière s’est régalée du football proposé par les deux nations et a vibré devant ce match au scénario hollywoodien.

Il ne faudra pas attendre longtemps pour voir du spectacle à l’Euro 2004. Alors que nous ne sommes encore qu’à la deuxième journée de la phase de poule, Néerlandais et Tchèques vont déjà offrir aux amateurs de football le plus beau match du tournoi. Quelques jours plus tôt, la République tchèque de Pavel Nedved, lauréat du Ballon d’or cinq mois plus tôt, ont dû s’employer pour venir à bout de la modeste Lettonie dans le groupe D. En face, les Oranje ont arraché un partage contre l’Allemagne.

Un match débridé

Comme souvent lors des grands tournois, les Néerlandais font figure de candidats sérieux à la victoire finale, et ce statut se confirme sur la pelouse de l’Estádio Municipal de Aveiro. Clarence Seedorf, Edgard Davids, Ruud van Nistelrooy et consorts mettent d'emblée la pression sur leurs adversaires. Dès la 4e minute, Wilfred Bouma reprend victorieusement de la tête un coup franc de la jeune pépite Arjen Robben. 1-0 puis 2-0 lorsque van Nistelrooy conclut un superbe mouvement collectif des Oranje.

On pense alors les Tchèques déjà k.o. face à l’efficacité offensive des Néerlandais. Mais c’était sans compter sur la résilience des finalistes de l’édition 1996. Moins de cinq minutes plus tard, Milan Baroš, lancé à toute vitesse, se joue de deux défenseurs dans le rectangle pour servir parfaitement le géant Jan Koller qui réduit le score.

Revigorés, les hommes de Karel Brückner vont résolument opter pour l’offensive. Avant même la demi-heure de jeu, le sélectionneur tchèque prend des risques en faisant entrer au jeu Vladimír Šmicer à la place d’un défenseur. Les frappes tendues de John Heitinga, Seedorf et Davids manquent de tuer le match, mais les dieux du football sont du côté tchèque ce soir-là.

Le coup de poker de Brückner

Son équipe étant toujours menée à l’heure de jeu, Brückner tente le tout pour le tout. Il fait monter au jeu Marek Heinz, un nouvel attaquant. Sa formation compte alors pas moins de sept joueurs à vocation offensive. Un pari extrêmement osé qui se révélera payant. A la 70e, Nedved, Koller et Baroš combinent magnifiquement à l’entrée du rectangle. Edwin van der Sar ne peut rien face à la reprise de l’attaquant de Liverpool.

Les Tchèques, déchaînés, ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Le portier néerlandais reçoit encore une pluie de tirs. A deux minutes du terme, il ne peut que repousser celui de Marek Heinz… dans les pieds de Karel Poborsky, qui n’a plus qu’à glisser le cuir à Šmicer, qui se charge du 2-3.

Après une troisième victoire en poule sur l’Allemagne, la belle épopée de Nedved et ses coéquipiers se poursuivra jusqu’en demi-finale où, après avoir sorti le Danemark, ils seront éliminés par la Grèce, surprenant vainqueur de la compétition, à l’issue des prolongations.

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