Emma Meesseman est impatiente de débuter le championnat d'Europe de basket féminin. L'intérieure flandrienne, figure de proue des Belgian Cats, connaît l'importance de bien débuter un tournoi majeur. Ce sera peut-être encore plus le cas face à la Bosnie-Herzégovine jeudi (15h00) face à Strasbourg vu les circonstances ayant émaillées la préparation et le statut de médaillé potentiel affublé aux Belges.
"Une bonne entrée nous mettrait avec un bon sentiment, cela nous enlèverait de la pression, nous donnerait de la confiance et nous donnerait du positif parce que le forfait de Jana Raman nous a mis un coup sur la tête", a expliqué Emma Meesseman mercredi après le dernier entraînement des Belges à la Rhenus Arena qui va accueillir du public et sans nul doute beaucoup de Belges. La salle compte une capacité de 6.100 spectateurs, qui pourra être remplie à hauteur de 3.600 places. 

"Cela va nous faire beaucoup de bien ça", se réjouissait Emma Meesseman. "Jouer devant nos supporters dans un match officiel, c'est ce que l'on attend depuis plus d'un an." 

En face, c'est la Bosnie-Herzégovine qui compte en ses rangs Jonquel Jones, une joueuse bahaméenne naturalisée, évoluant à Connecticut Sun en WNBA et coéquipière d'Emma Meesseman à Ekaterinbourg. "Elle est vraiment super forte. Elle sait tout faire. Et j'ai regardé ses matches en WNBA, elle est vraiment en mode MVP pour le moment. Défensivement aussi. Il faudra la limiter, parce que l'on ne saura pas tout arrêter chez elle."

Emma Meesseman sait que la préparation a été perturbée n'évoluant que peu de temps, ensemble, avec Kim Mestdagh et Julie Allemand. "Oui, c'est un peu embêtant, surtout qu'en qualifications, je n'étais pas là une fois, et Julie une autre fois. Mais on se connaît bien, et l'on n'a pas fondamentalement changé. Nous allons nous retrouver au fil du tournoi", a rassuré encore la Sportive de l'année 2020.