La Belgique entame jeudi (15h00) face à la Bosnie-Herzégovine son championnat d'Europe de basket féminin, à la Rhenus Arena de Strasbourg. Un adversaire à ne pas sous-estimer, souligne Philip Mestdagh.
Les Bosniennes, de retour dans une phase finale d'un Euro pour la première fois depuis 22 ans, comptent sur une équipe qui se connait bien, à l'instar des Belges, depuis de nombreuses années avec, en plus, le renfort de Jonquel Jones (1m98), une Bahaméenne naturalisée, labellisée WNBA, coéquipière d'Emma Meesseman à Ekaterinbourg. La Bosnie-Herzégovine a aligné un 5 sur 6 en qualifications dont une victoire en Russie.

"Notre première ambition est très simple. Etre premier du groupe pour éviter la France en quarts de finale", a rappelé Philip Mestdagh lors du dernier point presse mercredi à la veille du match. "La Bosnie est une équipe de l'ex-Yougoslavie, très douée, avec Marina Gajic comme joueuse clé, mais surtout aussi Jonquel Jones. Elle sait tout faire. Elle est grande, sait jouer en pénétration, sait shooter à trois points, elle est difficile à arrêter. Il faut la limiter à 20-25 points, mais l'objectif le plus important sera de limiter les autres joueuses."

La Belgique se voit affublée d'une étiquette de favori pour cette édition de l'Euro. Un statut qu'elle avait eu du mal à accepter il y a deux ans à Belgrade. "Il faudra gérer la pression, maintenant que tout le monde nous connaît. Notre valeur fait que nos adversaires préparent leur match contre nous bien plus intensément. A nous de jouer notre jeu, de jouer ensemble et de donner de l'énergie ensemble tant offensivement que défensivement", a estimé encore le sélectionneur national