Thomas Delaney, équipier d'Axel Witsel au Borussia Dortmund, pourrait bien croiser le Liégeois jeudi sur la pelouse du Parken à l'occasion du 2e match du groupe B de l'Euro. Si c'est le cas, ils se livreront d'ailleurs une belle bataille dans l'entre jeu.
L'international danois, 29 ans, ne s'attendait pas à voir le Belge revenir si vite. "Je suis un peu surpris mais heureux pour lui. Il a souffert d'une grosse blessure mais j'ai vu et entendu qu'il a effectué un gros travail, dépensé du temps et de l'énergie pour revenir", a lancé Delaney en conférence de presse à la veille de Danemark - Belgique, qui se jouera à 18 heures jeudi à Copenhague. "C'est bon signe que son sélectionneur lui permette de revenir, cela démontre la confiance qu'il a en ce grand joueur qu'est Axel", a ajouté le Danois.

Après deux défaites fin 2020 contre la Belgique, Delaney s'attend à un match compliqué face à une équipe "qui a une philosophie claire, qui connait son style de jeu". "La tâche n'est pas impossible, nous savons ce que nous voulons faire. Il faudra notamment être présent au milieu de terrain. Quant à Romelu Lukaku, c'est compliqué de l'arrêter quand il a le ballon. Le meilleur moyen de le stopper est donc de l'en priver", a ajouté l'homme aux 55 sélections et 5 buts avec le Danemark depuis octobre 2013.

Le pensionnaire du BVB a forcément évoqué le malaise cardiaque subi par son équipier Christian Eriksen samedi contre la Finlande (0-1). "Les derniers jours ont été compliqués. On a eu un peu de temps libre pour ne pas penser qu'au football. On retourne maintenant doucement à la réalité. Nous avons pu parler tous ensemble. Tout le monde a été honnête et a pu exprimer ses sentiments", a ponctué Delaney.

Pour Yussuf Poulsen, ce malheureux incident a encore davantage "soudé l'équipe" danoise. "Nous avons vraiment le sentiment d'appartenir à une grande famille. Je pense que cela nous rend plus forts encore", a lancé l'attaquant de 27 ans, actif au RB Leipzig.

Pulsen, Delaney et tous les autres membres de la délégation danoise auront l'occasion de retourner sur la pelouse du Parken ce mercredi, une première depuis samedi. "Je ne sais pas combien vont s'y rendre. Je n'ai d'ailleurs moi-même pas encore décidé. Je ne sais pas comment nous allons réagir. C'est une situation nouvelle pour tout le monde", a ajouté Poulsen, 8 buts avec le Danemark en 55 apparitions.