L’Esports Integrity Commission a annoncé ce mercredi avoir récolté de potentielles preuves sur des paris frauduleux qui auraient eu lieu lors des matchs joués par la structure Akuma lors du dernier évènement RMR de la région CIS. Un scandale de plus pour l’équipe, sous le feu des critiques depuis les accusations de triche qui pèsent sur elle.

Une chose est sûre, la dernière édition de l’EPIC League, l’un des évènements RMR de la région CIS, aura soulevé un tas de débats au sein de la communauté compétitive de Counter-Strike. Organisation bancale, pas d’anti-cheat indépendant, les critiques furent nombreuses pour l’un des plus gros tournois de la région russophone.

Depuis plusieurs jours, c’est l’équipe Akuma, anciennement Projet X, qui fait parler d’elle. Lors de l’évènement, l’équipe avait signé une 3ème place inespérée, soulevant au passage une vague d’interrogation concernant l’utilisation d’un logiciel de triche.

Mais depuis hier, l’affaire Akuma a pris une toute autre ampleur. L’Esport Integrity Commission (ESIC) a publié sur Twitter un communiqué faisant état de découvertes inquiétantes. Le gendarme de l’e-sport aurait en effet découvert des preuves concernant de possibles paris frauduleux sur les matchs de l’équipe Akuma. Qu’on soit clair, parier sur l’e-sport est tout à fait légal, tant que vous n’êtes pas reliés de près ou de loin à une organisation prenant part à la compétition.

Et c’est précisément ce qui est reproché à Oleksandr Shyshko, CEO de Projet X, à partir duquel le roster d’Akuma a émergé. Ce dernier est en effet suspecté d’avoir parié sur plusieurs matchs de son équipe. Si la plupart des accusations reposent sur des matchs joués sous le tag Projet X, et donc avant le mois de mars dernier, certains paris auraient été placés pendant l’EPIC CIS League 2021, notamment lors du match remporté face à Virtus.pro. Ce match en particulier éveille l’attention des observateurs, car c’est notamment lors de celui-ci que l’équipe est accusé d’avoir triché.

Ne disposant d’aucune juridiction dans la région CIS, l’ESIC a donc transmis toutes les informations nécessaires à Valve, qui sera responsable de la possible sanction infligée. Et connaissant l’éditeur, celle-ci risque d’être plutôt sévère si les faits sont avérés. En attendant, l’ESIC conseille à tous les organisateurs de tournoi de refuser toute équipe liée à Oleksandr Shyshko ou à plus de 3 joueurs de Akuma. Le roster a d’ailleurs pris la parole, par le biais de son rifler Dmitriy “?SENSEi?” Shvorak. Ce dernier s’est dit prêt à collaborer avec les autorités compétentes et à leur fournir toutes les preuves qui pourraient les disculper.

Copyright visuel : ESIC & Valve