Les météorites de l’Euro : Angelos Charisteas

En 2004, à la surprise générale, la Grèce est championne d’Europe. Un titre qu’absolument personne n’avait vu venir. Et l’un des hommes clefs de cette victoire fut Angelos Charisteas.

Au rang des champions d’Europe surprise, la Grèce occupe l’une des plus belles places. Au Portugal, personne n’imaginait le pays de la Méditerranée décrocher le titre, promis à la génération en or des Lusitaniens. Pourtant, sur leurs terres, les Portugais ont dû courber l’échine, vaincu par un homme en finale : Angelos Charisteas.
 
L’attaquant grec n’avait rien d’une star avant le début de la compétition. Et son statut n’évolua pas non plus après le sacre du 4 juillet. Angelos Charisteas, c’est véritablement l’histoire d’un coup d’éclat de quelques semaines, suffisant pour mener son pays sur le toit de l’Europe, mais pas assez que pour s’assurer une place au firmament des goleadors du Vieux Continent.

Le 4e choix du Werder

Avant l’Euro, Charisteas joue en Bundesliga, au Werder Brême. A l’époque, le Werder, coaché par Thomas Schaaf fait partie des grands d’Allemagne, comme en atteste son doublé Bundesliga-Coupe en 2004. Charisteas ne joue donc pas chez n’importe qui.
 
Sauf qu’à Brême, le Grec est loin d’être un premier choix. Ce n’est même pas un deuxième, ni un troisième. Charisteas doit se contenter d’être le 4e choix de son entraineur en attaque, passant le plus clair de son temps sur le banc. Malgré tout, ses stats au moment d’aborder l’Euro sont intéressantes avec 22 buts en 72 matchs, rarement joués dans leur intégralité.

Dieu du stade et du banc

Conservant malgré tout la confiance de son entraineur en sélection, Otto Rehhagel, Angelos Charisteas va carburer au super au Portugal. Après la victoire des Hellènes lors du match inaugural (1-2), il offre le point du partage face à l’Espagne, et une qualification historique pour les quarts de finale.
 
Au tour suivant, c’est lui qui élimine la France d’une tête en lucarne. Son coup de tête, qualité bien exploitée avec son 1m90, sera sa marque de fabrique. En demi-finale, c’est Dellas qui envoie la Grèce en finale. Une finale où Charisteas crucifiera le Portugal d’un coup de casque. Trois buts pour un sacre, mais pas assez pour lancer sa carrière.
 
Auréolé de son titre de champion d’Europe, il pense pouvoir se faire une place dans le 11 du Werder. Raté. Il sera vendu à l’Ajax, qui le bradera à Feyenoord, qui s’en débarrassera à Nuremberg. De retour en Allemagne, le calvaire continue avec un prêt au Bayer Leverkusen puis une vente à Arles-Avignon où il ne marquera même pas. Retour en Allemagne, à Schalke 04, avant de repartir au pays en 2011 à Panetolikos. Il terminera finalement sa carrière, dans l’anonymat le plus complet, en Arabie Saoudite, à Al Nasr, 9 ans après son moment de gloire.

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