‘Kursk’, le film avec Matthias Schoenaerts qui déplait à Poutine

Diffusé en prime time ce dimanche sur Club RTL, 'Kursk' est l’une des tragédies modernes qui pose encore 21 ans plus tard de nombreuses interrogations. Le thriller porté par Matthias Schoenaerts avait suscité la polémique au moment de sa sortie dans les salles en 2018. Même si aucun acteur ne joue le Président russe, de nombreuses références y font allusion. 

Kursk raconte l’un des épisodes les moins glorieux du Président Poutine lors de son mandat trois mois après son élection de l’an 2000. Le 12 août de cette année-là, le sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk sombre dans les profondeurs de la mer de Barents à la suite de deux explosions dites ‘accidentelles’ mais qui restent encore aujourd’hui troubles. 118 hommes à son bord y ont perdu la vie.  Alors que certains avaient réussi à se réfugier dans le navire, l’attente des secours était malheureusement trop longue. Le naufrage avait à l’époque accablé l’image du résident actuel du Kremlin.

C’est la société de production du Français Luc Besson, Europacorp qui a eu l’extrême courage de reproduire sur grand écran cet évènement tragique. En prenant également l’extrême danger de se mettre l’homme le plus puissant de Russie à dos. Se basant sur les écrits du journaliste anglais Robert Moore dans le livre : ‘A Time to Die: The Untold Story of the Kursk Tragedy’, le scénario et la réalisation sont confiés à Thomas Vinterberg, connu entre autres pour 'La Chasse' (2012) et 'Festen' (1998).  Le pitch du long-métrage a attisé la curiosité de nombreux acteurs. En 2015, le casting a été révélé et contient la crème de la crème des comédiens européens. En plus de notre patriote Matthias Schoenaerts,  la Française Léa Seydoux, le Britannique Colin Firth, le Suédois Max Von Sydow et l’Autrichien Peter Simonischek sont à l’affiche de ‘Kursk’.

Des liens avec la Belgique 

Le comédien belge prête ses traits au Capitaine Mikhail Averin (Mikhail Kalekov dans le film).  Il incarne le rôle d’un lieutenant dévoué à sa patrie qui ne remettra jamais en question les ordres de ses supérieurs jusqu’à ce que ceux-ci les conduisent lui et ses camarades à leur perte. De plus, Matthias Schoenaerts n’a pas dû s’absenter trop longtemps de son pays puisque de nombreuses scènes du films ont été tournés dans le plus grand studio de cinéma aquatique d’Europe situé dans le complexe Lites à Vilvorde. Une solution idéale pour les producteurs étant donné que ce studio aquatique permet de tourner un film complet en un seul et même endroit et engendre de grosses économies de production. Son budget étant de 40 millions de dollars, ce qui est assez peu par rapport à d’autres superproductions hollywoodiennes. 

Niet pour Poutine

Même si le nom du dirigeant russe n’est jamais prononcé dans le film, on comprend de nombreuses références qui le sous-entendent. Une rumeur plane encore aujourd’hui autour du film. Selon le Hollywood Reporter, Vladimir Poutine devait être représenté dans le thriller. À quelques jours de sa sortie dans les salles, le président russe aurait ordonné de supprimer cinq scènes le mettant en scène par un acteur, qui n’a jamais été révélé. À la base, le personnage de Poutine figurait dans le scénario initial.

Mais finalement Luc Besson a changé d’avis et a préféré se concentrer sur la mission de sauvetage plutôt que sur les manoeuvres politiques. Même si aucune explication officielle n’a été donnée pour ce changement, une théorie avait été avancée. À l’époque, l’industrie du cinéma avait connu une terrible crise à cause de la sortie du film ‘The Interview’, une comédie américaine qui se moque du dictateur nord-coréen. Le film avait mis Kim Jong-un dans une colère noire. Pour se venger, on raconte qu’il aurait été derrière le piratage du studio Sony Pictures en 2014. Afin d’éviter toutes sortes d’altercations du même style avec le Kremlin, EuropaCorp avait collaboré sur ce projet avec le gouvernement russe dans l’optique de montrer une image positive de la Russie. EuropaCorp s’était exprimé après ces ‘accusations’ en expliquant qu’il n’avait jamais été question de faire un film politique mais plutôt de raconter "le drame humain".

Et même si les exigences de Moscou ont été suivies à la lettre, le film a été largement mal reçu en Russie notamment par les familles des victimes qui reprochent au réalisateur de ‘salir’ la mémoire de l’équipage par son interprétation caricaturale et péjorative des évènements.
 

Regardez ‘Kursk’ ce dimanche 30 mai à 20h00 sur Club RTL ou sur Pickx.be ou l'app de Proximus Pickx. Via TV Replay, vous pouvez regarder le programme jusqu'à 36 heures plus tard quand vous le souhaitez, ou également sur le site ou l'app 7 jours après sa diffusion !

Cinéma

Voir tout

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans

Top