Le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, l'Espagnol Josep Borrell, a relayé mardi un appel prudent à un arrêt immédiat des violences entre Israël et les territoires palestiniens, à l'issue d'une réunion virtuelle informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE.
Précisant que son message n'est soutenu que par 26 des 27 Etats membres représentés (la Hongrie ne le soutient pas) Josep Borrell a répété que la priorité centrale pour l'UE est un arrêt "immédiat de toutes violences et l'implémentation d'un cessez-le-feu, pour protéger les civils et donner un accès humanitaire complet à (la bande de) Gaza". Il ne s'agit pas de conclusions officielles, vu qu'il ne s'agissait pas d'un Conseil formel. Mais il était important de "coordonner" d'une manière ou d'une autre la réponse européenne, a-t-il expliqué. 

"Nous considérons que le regain de violences a mené à un nombre élevé de décès de civils, de blessés,..., dont beaucoup d'enfants et de femmes. Et c'est inacceptable", a résumé le chef de la diplomatie de l'UE en conférence de presse. L'Espagnol a essentiellement répété ce que la Commission avait déjà laissé entendre ces derniers jours, restant très prudent au moment de qualifier les attaques israéliennes sur les territoires palestiniens. 

"Nous condamnons les attaques avec roquettes sur Israël, de la part du Hamas et d'autres groupes terroristes. Nous soutenons le droit à la défense d'Israël", a expliqué Josep Borrell. Mais cette réponse doit se faire "de manière proportionnée et dans le respect du droit international humanitaire", a-t-il ajouté. 

Au-delà de la priorité urgente d'un cessez-le-feu, il sera ensuite important de "restaurer un horizon politique", seule voie possible pour assurer la sécurité des populations, a ensuite exposé Josep Borrell. Il s'agira d'"explorer les espaces de réengagement entre les parties", de "développer des mesures accroissant la confiance", et d'améliorer les conditions de vie des citoyens, pour finalement "explorer la voie d'une potentielle relance du processus de paix". 

L'UE compte entre autres pour cela sur ses "partenaires-clés", plus spécifiquement la nouvelle administration américaine du président Joe Biden. Le chef de la diplomatie s'est encore entretenu lundi par téléphone avec le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, a-t-il précisé.