3: Leo Van der Elst écrit l'histoire du football belge lors de la Coupe du monde au Mexique en 1986

Dans le cadre de l'Euro 2020 de football, que tout le peuple belge attend comme le tournoi qui nous offrira enfin une victoire en tournoi international (en dehors des JO 1920), Proximus Pickx a épinglé 20 moments importants de l'histoire des Diables Rouges qui nous donnent la chair de poule... dans le bon ou dans le mauvais sens. Jusqu'en 2018, la Coupe du monde 1986 fut le meilleur tournoi de nos Diables rouges. Là aussi, ils ont atteint les demi-finales. C'est dû en partie à une victoire contre l'Espagne en quart de finale. Le héros du jour s’appelait Leo Van der Elst.

La Belgique a participé à la Coupe du monde 1986 pour la septième fois de son histoire. La qualification a été assurée après deux duels héroïques contre les Pays-Bas. Ce n'est que dans les dernières minutes du match retour que Georges Grün a envoyé les Belges au Mexique qui accueillait encore la compétition comme en 1970. Cette Coupe du monde s'est ensuite révélée être un échec pour les Diables rouges, car les joueurs avaient le mal du pays et n'arrivaient pas à s'acclimater dans le pays sud-américain.

Et une fois encore, la Coupe du monde 1986 semble se terminer par un fiasco. Ils ont perdu contre le pays hôte, le Mexique, et lors du deuxième match, la Belgique a eu toutes les peines du monde à battre le Petit Poucet du football, l'Irak. Un match nul 2-2 contre le Paraguay a suivi. La Belgique a terminé troisième de son groupe, mais a tout de même été retenue comme meilleur troisième. Cependant, il y avait de l'agitation dans le vestiaire puisque René Vandereycken étant renvoyé chez lui après une dispute avec le coach. De ce point de vue, les Diables Rouges semblaient, sur le papier, n'avoir aucune chance contre l'Union Soviétique en 1/8ème de finale.

Igor Belanov a connu une journée exceptionnelle avec un triplé, mais les Belges ont tout de même réussi à éliminer les Soviétiques du tournoi après une victoire éclatante de 4-3. En quarts de finale, on attendait l'Espagne d'Emilio Butragueño et de José Antonio Camacho (entre autres), qui n'a pas eu de problème avec le Danemark en 1/8e de finale.

La plus longue marche

Pour la deuxième fois consécutive, les Belges ont commencé le match en tant qu'outsiders, l'Espagne pouvant être considérée comme l'un des meilleurs pays du tournoi. Néanmoins, c'est Jan Ceulemans qui a donné un grand coup de pouce aux Diables rouges en marquant le premier but de la tête. Ce n'est qu'en fin de partie que les Espagnols parviendront à égaliser via Juan Antonio Señor. Dans les prolongations, le score était toujours de 1-1, et les tirs au but devaient donc décider de vainqueur. 

La série de tirs au but a été un véritable suspense. Personne n'a manqué son essai, sauf l'Espagnol Eloy Oyala. Le cinquième et décisif penalty a été accordé à Leo Van der Elst. "Je n'ai jamais fait une marche plus longue que ce trajet entre le rond central et le point de penalty", a déclaré Van der Elst à ce sujet.

Historique

L'excitation était palpable. "Marque nous cela Léo..." , a déclaré à l'époque le commentateur de télévision Roger Laboureur. "J'ai ramassé la balle, je l'ai poussée sur le point et elle est restée immédiatement en place. Un bon présage", a déclaré Van der Elst. "Je me suis forcé à ne pas regarder le gardien de but. J'ai pris mon élan, j'ai tendu le haut de ma jambe, j'ai placé mon pied gauche juste à côté de la balle, au bon endroit, j'ai jeté ma jambe droite en arrière, j'ai recourbé mes orteils, j'ai mesuré la force du mouvement et j'ai laissé mon cou-de-pied frapper la balle parfaitement au bon endroit."

Van der Elst a botté le ballon, dit-il les yeux fermés, d'un coup sec au milieu du but. "Nous sommes en demi-finale !" s’est exclamé Laboureur dans son commentaire. Ce coup de pied de réparation a immédiatement provoqué une grande fête dans le football belge et en Belgique en général.

Les Diables rouges se sont qualifiés pour la première fois pour les demi-finales de la Coupe du monde. L'Argentine, menée par un Diego Maradona déchaîné, s’est avérée trop forte. Dans la finale de consolation contre la France, la belle histoire des Belges s’est terminée. Les Français s'imposent 4-2 et remportent le bronze.

Revivez ci-dessous la séquence héroïque du penalty entre la Belgique et l'Espagne lors de la Coupe du monde 1986.



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