Le mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, "n'a pas bien calculé l'ampleur" de la réponse israélienne, a déclaré dimanche le chef de l'armée israélienne, Aviv Kohavi. Le Hamas a lancé la semaine dernière des salves de roquettes en "solidarité" avec les plus de 700 Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est.
Ces affrontements sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme, avaient suivi plusieurs jours de heurts à Jérusalem-Est, secteur palestinien illégalement occupé par Israël depuis 1967 selon l'Onu, dus principalement aux menaces d'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons juifs.

"Nous agissons avec le sentiment de justice, avec le sentiment que c'est la chose juste à faire, que c'est ce qu'il faut faire pour protéger les citoyens d'Israël", a ajouté Aviv Kohavi dans une allocution, alors que les frappes israéliennes visant des leaders et des infrastructures présumés du Hamas ont fait jusqu'à présent 188 morts, dont 55 enfants.

De son côté, l'ambassadeur israélien aux États-Unis et auprès de l'Onu, Gilad Erdan, a accusé dimanche, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient, le Hamas d'avoir "prémédité" une guerre avec Israël et de vouloir "s'emparer du pouvoir en Cisjordanie", l'autre territoire palestinien séparé de Gaza par les frontières israéliennes. "Le Hamas a choisi d'accélérer des tensions, utilisées comme prétexte, pour commencer cette guerre" avec Israël, a affirmé le diplomate israélien.