La venue des supporteurs britanniques au Portugal pour assister le 29 mai à la finale de la Ligue des Champions de football entre Manchester City et Chelsea, délocalisée à Porto, n'est pas encore actée, a indiqué jeudi le gouvernement portugais.
"Aucune décision n'a été prise", a déclaré Mariana Vieira da Silva, porte-parole du gouvernement à l'issue d'un conseil des ministres. "Sur les vols en provenance du Royaume Uni (...) il y a un travail en cours, aussitôt qu'une décision sera prise, elle sera communiquée", a-t-elle ajouté.
Les vols avec la Grande-Bretagne avaient été suspendus en janvier face à une flambée de l'épidémie favorisée par la propagation des nouveaux variants. Cette suspension a été levée le 16 avril mais uniquement pour les voyages essentiels. 
Après un hiver meurtrier marqué par plusieurs semaines au premier rang mondial en nombre de nouvelles contagions par rapport à sa population de 10 millions d'habitants, le Portugal a entamé le 1er mai la dernière étape d'un déconfinement graduel qui, pour l'heure, n'a pas provoqué de regain de l'épidémie de Covid-19.
Côté britannique, le Portugal figure déjà sur la "liste verte", qui permet à ses ressortissants de voyager à partir du 17 mai dans douze pays et territoires sans la contrainte de se mettre à l'isolement à leur retour.
Cette embellie sanitaire a amené l'UEFA à choisir le Portugal pour accueillir la finale de la Ligue des champions entre Chelsea et Manchester City, qui devait se tenir à Istanbul, mais qui a été mis sur la touche en raison de la pandémie de Covid-19.
Le stade du Dragon à Porto pourra accueillir un maximum de 12.000 spectateurs et les places seront désignées à l'avance, a dit la porte-parole du gouvernement précisant que les déplacements des supporters se feraient dans le respect d'un protocole sanitaire strict.
Ceux qui assisteront à la finale "devront rester moins de 24 heures sur le territoire national ... et être munis de tests obligatoires a priori à faire avant de prendre l'avion", a expliqué Mme Vieira da Silva. Sur place, ils ne pourront pas "avoir de contact avec la population", a-t-elle ajouté.