Un spectacle-test en plein air devant 500 personnes s'est déroulé en prélude au festival Namur en mai mercredi soir. Un protocole strict a été imposé. Trop strict, estime l'épidémiologiste Yves Coppieters.
"On travaillait sur un événement-test depuis des mois et on espérait le tenir à la mi-mars", a déclaré Samuel Chappel, directeur du festival Namur en mai qui a organisé le spectacle-test pour une audience de 500 personnes, avec un groupe témoin équivalent.
Le bourgmestre de Namur Maxime Prévot et l'épidémiologiste Yves Coppieters estiment aussi que ces tests auraient dû se tenir plus tôt dans l'année, pour permettre au secteur de la culture de se déconfiner.
"Tout à coup, on estime que 400 personnes devant un match de football en plein air, ce sera acceptable. Alors qu'on sait que les matches donnent soif et qu'on ne boit pas avec un masque. Et que les buts attirent les embrassades qui ne respecteront pas les distances sanitaires", a expliqué M. Prévot.
Au lendemain de ce spectacle-test au protocole strict, Namur en mai se tiendra avec une jauge de 50 personnes maximum par spectacle en plein air. Le festival accueillera ainsi 4.000 personnes au lieu de 200.000 habituellement.
"Le spectacle-test de ce mercredi avec ce protocole très strict, trop strict, ne nous apprendra rien. Les contaminations, la circulation du virus seront minimes voire nulles. Je plaide pour des protocoles permettant une buvette ou une circulation à des stands pour un prochain événement-test en plein air, ce serait intéressant d'un point de vue scientifique", a conclu Yves Coppieters.