Avec la quatrième étape du Giro, ce mardi, commencent les choses vraiment sérieuses. Une première grande lessive devrait permettre de faire un premier tri parmi les favoris. En embuscade au général, Remco Evenepoel peut devenir le premier maillot rose belge depuis 2001...
 
La quatrième étape du Tour d'Italie, entre Piacenza et Sestola (187 km), devrait donner lieu à une première grosse empoignade entre favoris qui voudront sans doute profiter des 100 derniers kilomètres, très accidentés, pour se tester et se positionner au général. 
 
La dernière ascension de la journée, le Colle Passerino (4,3 km à 9,9%), avec des passages à plus de 10% dans sa première moitié, offre aux audacieux 4 km d'une ascension idéale. L’arrivée n'est qu'à deux bornes du sommet, au bout d'un faux-plat montant peu propice aux sprinters. Cette dernière difficulté viendra après le Castello di Carpinetti (3,5 km à 8,6% de moyenne) et le Montemolino (8,6 km à 5,7%)
 
Ce final corsé fait évidemment saliver en Belgique, où l'on attend depuis 2001 un successeur à Rik Verbrugghe qui s'était paré de rose à l'issue du prologue le plus rapide de l'histoire (à 58, 874 km/h de moyenne !) et l'avait gardé jusqu'à la quatrième étape, 23 ans après Johan De Muynck, lequel avait également remporté le Giro, en 1978
 
Remco Evenepoel, en embuscade au général, à 20 secondes du leader Filippo Ganna et à 4 secondes du Norvégien de Jumbo-Visma, Tobias Foss, peut en théorie se contenter de suivre les meilleurs et de finir dans un premier groupe (sans Ganna ni Foss, évidemment) pour s'emparer de la tunique rose. En théorie, son adversaire le plus dangereux est ... son équipier portugais Joao Almeida, classé dans la même seconde que lui... Les autres candidats au podium (pour la victoire d'étape comme pour le rose) sont Alberto Bettiol (à 29 secondes), Valerio Conti (à 34 secondes), Davide Formolo (à 36 secondes), Pavel Sivakov (à 37 secondes), Simon Yates (à 41 secondes), Matej Mohoric (à 41 secondes) ou Egan Bernal (à 42 secondes).
 
Rik Verbrugghe dernier Belge à avoir porté le "maglia rosa" et actuel manager sportif de la formation Israel Start-Up Nation, confiait récemment au journal Le Soir être un peu surpris d'être le dernier des Mohicans, "car il y a de nombreux bons coureurs qui ont été sur le Giro depuis." Beau joueur, Verbrugghe, qui connaît parfaitement Evenepoel puisqu'il a été sélectionneur national, espère que "Remco va mettre fin à cette attente et qu’il sera vite le prochain Belge en rose."
 
On ne saurait mieux dire...
 
(LpR/Picture : Photo News)