8 mois et demi après sa terrible chute au Tour de Lombardie, Remco Evenepoel a retrouvé la compétition. Le prodige belge s’est élancé hier sur le Giro qui débutait à Turin par un prologue de 20 km. Et le Belge s’en est plutôt bien tiré.
On attendait avec impatience de voir ce que Remco Evenepoel avait dans le ventre et dans les jambes après autant de temps d’absence. Spécialiste du chrono, le jeune coureur reprenait la compétition au Giro par un prologue.
 
Le natif de Schepdael était forcément attendu au tournant, lui qui n’avait plus roulé depuis la mi-août et sa chute au Tour de Lombardie. S’il n’a pas gagné ce prologue de 8,6 km, remporté par l’Italien Ganna, Evenepoel a signé le 7e meilleur temps, en 9’06’’. Le cycliste de chez Deceuninck-Quick-Step a donc bien rassuré.
 
Ganna injouable

Pointé parmi les favoris de ce premier grand tour de la saison, Evenepoel a tout donné sur ce prologue. Mais Ganna, qui roulait chez lui, s’est montré beaucoup trop fort (8’48’’). Parti juste après notre compatriote, il a écrasé la concurrence. Sa cadence de pédalage était impressionnante et dès le premier intermédiaire il était clair que la victoire ne lui échapperait pas.
 
Du côté de Evenepoel, le premier intermédiaire a été franchi en 4e position avant de reculer un peu plus au final. Cela permet malgré tout au Belge d’être bien placé au classement général pour la première semaine qui sera plutôt calme. C’est ensuite que les choses se corseront avec des étapes de montagne où on attendra forcément de voir ce qu’Evenepoel est capable de faire.
 
Evenepoel heureux
 
Du côté du coureur, c’est la joie qui dominait. "Je suis heureux car je n’aurais jamais cru à un TOP 10 aujourd’hui", a-t-il déclaré au micro de la RTBF. "Au niveau de l’émotion, c’était très spécial. J’avais plein de frissons au moment de monter sur le podium pour m’élancer. J’avais les larmes aux yeux quand le public a crié mon nom au départ."
 
Son temps est finalement une bonne chose car la stratégie de l’équipe a changé à son égard, sans parler du fait qu’il se montre plus à l’aise sur les plus longues distances. "Quand je vois les gars autour de moi, ce sont tous des coureurs autour des 70 kg ou plus. Et moi, je suis là avec mes 60 kg ! On a choisi avec l’équipe que je perde du poids et ça devient du coup un désavantage dans le chrono", glissait-il. Avec 20 secondes d’avance sur les autres grimpeurs, il s’est donc bien positionné.
 
La seconde étape de ce dimanche mènera le peloton de Stupinigi à Novara sur 179 km. Une étape taillée pour les sprinteurs.