Unai Emery, grand spécialiste de l'Europa League, espère tenir tête à son ancien club Arsenal jeudi (21h00) pour guider Villarreal jusqu'à la finale, où - sauf énorme rebondissement - les attendra Manchester United, quasiment qualifié contre l'AS Rome.
Le "Sous-marin jaune" se rendra à Londres avec le plus petit avantage possible: une victoire étriquée 2-1 à domicile. Un score généralement considéré comme donnant une chance sur deux de passer.

Pour s'offrir la première finale de C3 de son histoire, à Gdansk (Pologne) le 26 mai, le club espagnol doit ainsi éviter la défaite... ou alors d'un seul but d'écart et en marquant au moins deux fois.

Décimé par les blessures en début de saison, Villarreal se présente cette fois avec un onze au complet, et avec l'expérience d'un entraîneur, Unai Emery, spécialiste de la "petite" coupe d'Europe pour l'avoir gagnée trois fois avec Séville.

Côté Arsenal, le match a tout du match de la dernière chance. Il y a urgence: le club londonien, largué au classement en Premier League (9e), court le risque de n'être qualifié pour aucune coupe d'Europe pour la première fois depuis... 26 ans.

Pour l'entraîneur Mikel Arteta, qui retrouvera là son prédécesseur sur le banc des Gunners, c'est l'occasion de sauver sa saison et probablement sa tête.

Il comptera lui aussi sur un effectif solide, avec pour seul absent le Brésilien David Luiz.

De son côté, Manchester United se déplace à Rome avec le ticket pour Gdansk presque acquis. Les Red Devils débuteront au Stadio Olimpico avec quatre buts d'avance, forts de la déculottée (6-2) infligée aux Romains à l'aller à Old Trafford.

Et après deux saisons et demie sur le banc mancunien sans remporter de titre, Ole Gunnar Solskjaer tiendra avec cette finale quasi-acquise sa première occasion de garnir son palmarès d'entraîneur à MU.

Un objectif prioritaire, tant la messe semble dite en Premier League: avec cinq matches restant à disputer, les Red Devils, deuxièmes et 13 points de retard sur City, n'ont plus d'espoirs de titre, et leur qualification pour la Ligue des champions est presque acquise, avec neuf unités d'avance sur le 5e, West Ham.

Pour les Italiens, le handicap colossal au coup d'envoi risque de faire passer cette rencontre au second plan, après l'annonce mardi de l'arrivée la saison prochaine sur le banc romain du médiatique José Mourinho, ancien entraîneur... de Manchester United.

D'autant qu'à quatre journées de la fin du Championnat d'Italie, le club de la Louve occupe la 7e place de Serie A, dernière à octroyer un ticket pour la C3. Et Sassuolo les talonne, avec seulement deux points de moins.