Les eOwls, joueurs Rocket League de l’Université Libre de Bruxelles, engagés dans l’European University Rocketeers’ Championship 2021, ont terminé la compétition sur un top 9-12 qui fait la fierté de l’Association Esport de l’ULB. L’occasion pour nous de discuter un peu avec Gilles Tinant, coordinateur général de l’association, et Slyex, capitaine de l’équipe.

L’European University Rocketeers Championship est une compétition interuniversitaire jouée sur Rocket League partout en Europe. Rassemblant 32 équipes issues des différents championnats nationaux et d’autres ayant gagné leur ticket via les qualifications ouvertes, le tournoi en est cette année à sa 3ème édition.

Du côté belge, deux universités étaient engagées dans la compétition : la PXL Hogeschool ainsi que l‘Université Libre de Bruxelles. Si l’équipe de la première a terminé 7ème de son groupe et n’a donc, logiquement, pas poursuivi la compétition, les eOwls Bruxellois ont quant à eux réussi à négocier une 5ème place leur octroyant un ticket pour le loser bracket. Et c’est grâce à un magnifique parcours dans l’arbre que les joueurs de l’ULB ont pu glâner un magnifique TOP9-12.

“L’équipe se sent bien, on est content du résultat !” nous explique Slyex, capitaine de l’équipe. “Malgré tout, on reste des compétiteurs dans l’âme et on garde toujours cette envie d’aller un peu plus loin. Du coup on a déjà hâte des prochaines compétitions.” Et pour le coup, les objectifs sont clairs, mais honnêtes :”On sait que l’équipe n’a pas forcément le niveau pour les compétitions extra-universitaires donc on se concentre sur celles entre universités. De plus, on a tous nos études à côté et on essaye vraiment de garder une certaine passion avec le jeu.”

On l’a donc bien compris. Le mot d’ordre reste le fun, tout en gardant un parcours scolaire réussi. Un mojo qui résonne aussi dans la bouche de Gilles Tinant, coordinateur général de l’Association Esport de l’ULB (AeS) : “La réussite scolaire de nos étudiants passe avant tout, et cela pour deux raisons. La première est assez égoïste mais un étudiant qui réussit est, généralement, un étudiant qui va finir son cursus à l’ULB et qui donc restera dans le roster le plus longtemps possible. La deuxième est tout simplement que l’e-sport garde encore mauvaise presse auprès de certaines personnes, et mettre en avant des joueurs pour lesquels le côté académique est un problème ne serait donc pas en accord avec notre volonté de répandre une image positive de l’e-sport.”

Fort de ses 20 e-sportifs répartis sur cinq jeux différents (TFT, LoL, FIFA, Rocket League et Valorant), l’AeS entend donc promouvoir une image positive de l’e-sport, projet dans lequel elle est soutenue par l’Université : ” Il faut souligner que l‘ULB fut la première université à octroyer un statut spécial à un de ses étudiants car il pratiquait l’e-sport, ce qui est déjà une belle preuve d’ouverture. En terme de moyens pratiques, tels qu’une gaming room par exemple, on est en discussion avec l’université mais rien n’est encore fait.” poursuit Gilles. En effet, rappelons que l’ULB accueille 35 000 étudiants et plus de 120 associations, elles aussi demandeuses de soutien, surtout dans la situation actuelle.

Vous pouvez retrouvez les e-sportifs de l’AeS lors de la Belgian College League, où certains sont toujours en course sur FIFA et sur League of Legends, mais aussi lors du Red Bull Clutch sur Valorant, où l’équipe est arrivée en tête du premier qualifier et affrontera donc les meilleurs universités de Belgique lors d’une grande finale nationale!